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 Auberge du Rossignol

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Edorazio

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MessageSujet: Auberge du Rossignol   Lun 2 Nov 2009 - 18:19

La Banasterie, le quartier le plus glauque de la ville. Ce qu'on n'osait pas dire aux touristes c'est qu'ici, la nuit, des êtres peu recommendables affrontaient l'odeur putride des canaux pour rejoindre certains établissements à bas prix.
Le quartier des tanneurs s'étendaient en réalité au-delà des tanneries. Des commerces s'étaient construits autour des maisons et des ateliers, et les ruelles sinueuses conduisaient à des tavernes, des auberges un peu en retrait. Dans les maisons alentours, la lie de la société trouvait aisément un abri, d'où elle pouvait ensuite descendre vers le quartier de l'Estel pour commettre quelques exactions.

L'une de ces ruelles boueuses qui serpentaient à travers le quartier le plus mal famé de la capitale des Alpes occidentales, était appelée rue du veautre, en référence à ces monstrueux chiens de chasse. Ce n'était pas particulièrement la plus dangereuse - et certainement pas la plus sûre - mais elle se situait suffisemment en retrait des canaux pour que la pestilence y soit moins forte.
Cette ruelle se jetait dans une autre qui, allant en s'élargissant, finissait par se jeter dans l'une des avenues desservant le quartier d'habitation, en direction du Vieux Setier et de l'Estel.

Cette configuration olphacto-géographique avait amené un individu contesté, à la réputation sulfureuse, à y acquérir pour une bouchée de pain une taverne en ruines, et à la retaper pour en faire une auberge au confort rudimentaire, qui paraissait luxueux aux regards des alentours. La propreté relative qui y règne est due à la présence des ribaudes qui y logent régulièrement, lesquelles mettent volontier la main au balai, lorsque ce n'est au braquemart.

Au fronton de cette auberge flotte une enseigne de bois, figurant l'écu du propriétaire, en dessous duquel est inscrit sur un morceau de bois le nom de l'établissement, en lettres bleues sales :


~ Osterìa del Usignuolo ~


On y trouve un vin rouge épais comme le sang, de qualité médiocre mais bon marché. L'unique plat du jour, par contre, est considéré comme l'un des meilleurs de la ville basse. Les ribaudes passent pour ne pas y avoir la vérole. D'après les rumeurs, elles seraient la propriété d'une maquerelle qui louerait certaines chambres au propriétaire : en échange d'un loyer plus bas, les filles offriraient à l'établissement un peu d'animation souhaitée par les clients.
Le tavernier, Guilhem est du genre robuste et peu loquace : borgne, couperosé, il passe pour être avant tout un cerbère protecteur à l'égard des catins. Il veille également à interdire le passage aux lépreux.

Un tel établissement était également l'occasion pour certains coupe-jarrets et mercenaires de faire uen pause anonyme. Raison pour laquelle le propriétaire n'était autre que le condottiere Da L'Escala.
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Matéu

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MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Dim 15 Nov 2009 - 0:19

Le segador ouvrit difficilement les yeux. Mais qu'avait donc ce fichu soleil à venir le harceler ainsi alors qu'il venait à peine de s'endormir ? Monde cruel et injuste !
Il cligna des paupières en réprimant un baîllement de chat. Il voulu s'étirer et se rendit compte que son corps ne répondait plus. Allons bon ? Il avait encore du dormir sur son bras et l'ankylose l'aura laissé comme un poulpe échoué !
Regardant son torse, il lui fallu un moment pour s'appercevoir que la main posée dessus ne lui appartenait en rien, ce qui constituait une excuse raisonnablement acceptable à son acte de rébellion.
Elle était jolie, d'ailleurs, cette main : couleur de miel de garrigues, avec au poignet un bracelet de lin supportant de fausses pièces de monnaie. Après le poignet, suivait un bras qui semblait d'une douceur de plume, puis une épaule menue et...

Matéu se sentit pleinement éveillé. Carlotta. Elle ne commençait pas si mal que ça, cette journée, après tout.
Le catalan se pencha pour déposer un baiser sur le front de la ribaude. Contre son ventre, il sentait la preuve tiède et moussue que son corps était pleinement réveillé. Quant à son esprit, il verrait plus tard.




Le servent resserra sa ceinture en descendant les escaliers. La journée commençait à peine et, déjà, Guilhem sermonnait un ivrogne qui avait du cuver là toute la nuit, et refusait à présent de sortir prendre l'air pour laisser les clients déjeuner en paix.
Quelques filles de la grande Roberta s'activaient déjà. En échange d'un loyer de vingt deniers, elles attiraient la clientèle mais devaient également participer aux travaux d'entretien : laver les tables, servir les clients, nettoyer l'étage. Guilhem surveillait tout ce petit monde d'un oeil aussi protecteur que sévère.


Adéu, amic méu ! Com va això ? Quina bona jornada vén, no creus ? Puc tenir un porro, un pa i un fuet, si et plau bé ?

Sans un mot, l'énorme tavernier au crâne luisant posa sur une table minable le repas du huron : un vase à boire à demi-plein, un quignon de pain sec et un vieux morceau de saucisson qui commençait à rancir. Cela n'entama en rien l'enthousiasme du serf, qui attaqua le tout avec l'appétit d'un homme qui a besoin de recouvrer ses forces après un effort.
Carlotta, elle, choisit ce moment pour descendre les escaliers comme si de rien n'était. Sa robe rouge fendue, au corsage opulant, ne laissait aucun doute sur sa profession.
Le regard qu'elle échangea avec Matéu, pourtant, n'avait rien de professionnel.
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Philou



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MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Mer 25 Nov 2009 - 1:11

Philou passant par là....

Euh.... sympa l'endroit... quand rossignol chante...l'hiver déchante...

Merci les cigales ^^

Se prend une, arf! voire deux mais pas d'excès...chopines...
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Merveille.du.mounet



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MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Mer 25 Nov 2009 - 22:39

Merveille le nez bouché pour éviter les effluves nauséabondes des tanneries, avait la gorge complètement desséchée à force de respirer par lé bouche.

Déo quelle odeur! Je ne suis pas mécontente de trouver un estaminet pour étancher ma soif...

Ah cette enseigne me donne envie de chanter!

  • Rossinyol que vas a França, rossinyol,
    Encomana'm a ma mare, rossinyol
    D'un bell bocatge, rossinyol, d'un vol.
    Encomana'm a ma mare, rossinyol,
    I a mon pare no pas gaire, rossinyol.
    D'un bell bocatge, rossinyol, d'un vol.


c'est du catalan...à défaut d'occitan
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Carlotta

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MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Ven 27 Nov 2009 - 17:40

Une main se tâta les alentours mais ne rencontra aucun obstacle aux draps froids. Carlotta ouvrit un œil. Elle était allongée, nue dans un grand lit. Sa peau frissonna légèrement sous l’effet d’un courant d’air froid.

Ses nuits se ressemblaient. Dès le soir venu, les paysans et autres gueux des bourgades alentours venaient trouver refuge dans l’auberge. Certains venaient pour s’hydrater le gosier après une journée bien méritée, d’autres venaient pour étancher leur soif d’amour. Elle avait appris à s’adapter à tous types de demande. La plupart de ses clients aimaient l’amour à l’état brut, soit parce que leur physique ne permettait pas de trouver d’autres femmes consentantes, soit au contraire, leur situation les poussaient à ne jamais se contenter d’une relation.

Carlotta était là pour eux. Elle ne posait jamais de question, elle était toujours souriante et s’affairait à toujours les satisfaire. L’amour n’avait donc pas la même signification pour elle. Il était synonyme d’argent et donc de survie.

Carlotta poussa un soupire. La jeune femme avait commencé très tôt. Roberta, la patronne, l’avait sorti de la misère en lui proposant ce métier. A quinze ans, elle était déjà très mûre et avait tout de suite fait la différence entre ses sentiments et ses clients. Les années avaient passé, elle était toujours là. Son corps s’était affiné et bien équilibré. Carlotta était de corpulence moyenne, elle avait la chance de pouvoir ne se priver de rien et elle s’aimait comme elle était. D’après ce qu’elle avait pu entendre au creux de ses oreilles lorsqu’elle passait une nuit avec ses clients, il était plus appréciable de sentir ses formes plutôt que des os. Ses cuisses et ses seins avaient fait craquer plus d’un.

Un pied se posa à terre, puis le second. Carlotta enfila sa belle robe rouge habituelle puis commença à se brosser les cheveux, pensive. Qu’en était-il concernant Matéu ? Ce client commençait à se faire fidèle. Elle lui réservait toujours la fin de la soirée pour lui dès qu’il avait un peu d’argent. Parfois, comme là, elle restait auprès de lui, s’endormant la tête posée contre son torse. Elle sentait que l’amour avait un aspect différent en sa présence. Il était plus doux, plus délicat, attentif aussi à son plaisir. Son cœur battait toujours aussi fort à chaque fois qu’il la voyait. Les corps s’entrelaçaient dans une alchimie parfaite…

Carlotta chassa ces pensées de sa tête. C’était et ca restera un client. Elle ne pouvait pas se permettre de tomber amoureuse. Son travail en dépendait et cet homme n’avait rien d’un seigneur croulant sur l’or. La jeune femme se regarda une dernière fois dans la glace afin de s’assurer que son apparence était toujours aussi parfaite. Rassurée, elle sortit de la pièce et descendit lentement les escaliers. Ses yeux balayèrent la pièce. Guilhem était là, fidèle au poste. Quelques femmes venues simplement se désaltérer étaient aussi présentes. Son regarde se posa sur Matéu, il était là aussi, mâchant sans intérêt un plat que lui avait servi le tavernier. Elle lui adressa un petit sourire discret avant de s’assoir au bar.


Hey Guilhem ! Sert-moi à manger tu veux ? J’ai le ventre qui braille là !
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Matéu

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MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Ven 27 Nov 2009 - 20:27

Matéu termina son frugal repas, espérant y puiser les forces pour tenir jusqu'à la migdia. L'alcool de la gargoulette lui échauffa agréablement le sang. Le catalan se levait lorsqu'il entendit un air connu auquel il répondit de sa belle voix de basse :

  • A mon pare no pas gaire, rossinyol,
    Perquè a un pastor me n'ha dada, rossinyol
    D'un bell bocatge, rossinyol, d'un vol.
    Perquè a un pastor me n'ha dada, rossinyol.
    Que em fa guardar la ramada, rossinyol
    D'un bell bocatge, rossinyol, d'un vol.

Qui canta com això ? Qui és vostè, senyora ?

Le serf sembla soudain confus de son audace : et si Carlotta surprenait cet échange ? En serait-elle jalousée ? Allons ! Quel niais de s'être enamouré d'une ribaude. Il retira sa barretina roja - son bonnet rouge - et s'inclina rustiquement. Il reprit, plus bas :

Disculpa... puis-je vous aider, jolie voix ? Vous avez pas l'air d'une catin, plutôt d'une gente Dame... Vous cherchez quelque chose ?
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Prunille
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MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Lun 24 Mai 2010 - 18:51

[Le début, ici : http://chateau-avignon.forumactif.info/la-banasterie-f185/rp-ferme-tourments-croises-t2698.htm ]

Leurs pas les conduisirent jusqu'à l'auberge du Rossignol.
D'une main, Prunille essayait de maintenir en place ce qui restait plus ou moins du flanc droit de sa robe.
L'autre main était incapable d'effectuer le moindre mouvement, puisque son poignet était maintenu par celle d'Edo.
Les filles présentes la regardèrent d'un drôle d'œil, se demandant si elles avaient affaire à une future concurrente.
Mal à l'aise, elle suivait le maître des lieux à la trace.

Et finalement, se laissa tomber sur une chaise.
Son regard glissa d'Edo au tavernier, pour finalement embrasser toute la pièce.
C'était donc ça, un bordel ?
Il lui faudrait quelques temps pour se remettre de ses émotions...
Une attaque manquée, deux morts, une robe déchirée et un bordel...
Ça commençait à faire beaucoup pour une seule soirée.

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Carlotta

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MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Lun 24 Mai 2010 - 19:22

Un coup de vent sur sa nuque fit valser un peu de son parfum sucré dans la taverne afin de bien marquer sa présence. Son regard de lynx remarqua une jolie proie dans le fond de la taverne.
"Bien vêtu donc bourse bien remplie !" comme elle se le disait souvent !

La jolie rousse allait traverser la pièce dans un déhanchement provoquant de sa spécialité lorsque la porte s'ouvrit.

Battement de cil en voyant la personne arrivée puis petite moue en voyant l'espèce de créature qu'il tenait.

"Ca y'est ! Roberta allait encore passer aux interrogatoires !"

Glissement de dentelles et en quelques talons plus tard la voilà se trémoussant près d'Edo. Regard de biche, sourire charmeur malgré la blonde présence puis petit battement d'éventail pour disperser un peu de son parfum.




Et bien que voilà une surprise ! Ne voilà t'il pas qu'il nous ramène de nouvelles cuisses à faire rosir la somptueuse Bertha !


Quittant ses prunelles profondes pour s'intéresser un peu plus à son ensemble

Mais ! Ma parole ? Que vous est il arrivé ? Encore une bagarre ?!
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Prunille
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MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Lun 24 Mai 2010 - 20:15

Et bien que voilà une surprise ! Ne voilà t'il pas qu'il nous ramène de nouvelles cuisses à faire rosir la somptueuse Bertha !

Mais c'était pas un peu fini, oui ?!
Elle était une artiste, vous entendez ?! Une ARTISTE !
Pas une vulgaire catin !
Les envies des gens, elle les satisfaisait par son talent à créer des vêtements qui rendaient les rendaient plus beaux.
Et sans s'avilir elle-même lors du processus.
Elle ne savait pas grand chose du monde de la prostitution, mais avait passé suffisamment de temps au couvent pour savoir que ces créatures là étaient des suppôts de la Sans-Nom.

A nouveau, elle répéta :


Je ne suis pas une prostituée.
Un gueux a déchiré ma robe, c'est tout.


Fallait pas la pousser à bout.
Après tout ce qu'elle venait de vivre...
Une crise comme elle savait si bien les faire serait vite arrivée, maintenant qu'elle se sentait relativement plus en sécurité.

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Edorazio

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MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Lun 24 Mai 2010 - 21:12

La maison.

C'était un peu ce que ressentait Edorazio, l'éternel exilé, en s'asseyant à une table de son auberge d'Avignon : l'impression de rentrer chez soi, d'avoir un toit sûr où il pouvait vivre dans sa loi.
Alors, il souriait et se laissait aller à sa nature profonde, toute faite de passions contraires.

Voyant la fureur de la pucelle, il éclata de rire et passa un bras autour de sa taille.

- Calme-toi, va ! *hips* Cette fille se nomme *hips* Carlotta, la rousse, l'une des meilleures de mes *hips* "logeuses" avec Bertha. Tu peux lui faire *hips* confiance... elle va t'aider à te relaver à l'étage et va *hips* te prêter une tenue. D'accord, Carlotta ?

La catin ne semblait pas du tout d'accord de prêter ses tenues à une pimbèche qui lui tenait la dragée haute ! Eclatant de rire, Edorazio lui envoya une fessée légère.
- Tire pas *hips* cette tête ! Tu m'donne des envies. Après, mon Matéu me boude *hips* pendant une semaine ! Va lui faire couler un bain, j'en prendrai un *hips* après. Emmène-la en haut et aide-la à choisir une tenue.
" Moi, je pense que je vais *hips* encore *hips* m'amuser un peu... par Dieu et Sylphaël, je me *hips* croquerais bien un de ces pigeonneau... quoi que les cailles soient fort avenantes aussi ! Héhé.


Et il se désintéressa des deux donzelles, mût par son instinct de conservation qui lui intimait d'avaler un repas léger pour ne pas tomber sous l'effet de l'alcool.
Guilhem, bon prince, posa sur la table un cruchon de vin.
Bertha, bonne princesse ayant "vidé" un de ses clients, se posa elle-même sur la table, regardant le propriétaire des lieux avec une lueur amusée. "Qui va à la chasse, perd sa place" semblait-elle penser en jetant une oeillade en coin à Carlotta.

Edorazio regarda un instant les deux filles monter à l'étage, avant de détourner son attention sur les cuisses de Bertha, qui venait justement de les faire baîller par une négligence calculée.
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Carlotta

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MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Lun 24 Mai 2010 - 21:43

A peine avait elle fini ses susurrements que la petite blondinette s'excitait à en perdre les plumes.


Ah ben vous m'en voyez désolée hein. Mais une femme en ces lieux, vous avouerez que l'image est vite faite ! Pas d'chance pour le tissu, il semblait joli, 'fin bon...


Après les rires d'Edo, ses dires lui plurent un peu moins. Pour preuve, elle lui fit de gros yeux, accentuant encore plus le regard de biche produit par les faux cils.


D'accord ?! Tu nous ramènes une blonde aux coutures déchirées et tu veux en plus que je m'occupe d'elle ?!



Furieuse la belle lui lança un regard noir tout en agitant son éventail.

- Tire pas *hips* cette tête ! Tu m'donne des envies. Après, mon Matéu me boude *hips* pendant une semaine ! Va lui faire couler un bain, j'en prendrai un *hips* après. Emmène-la en haut et aide-la à choisir une tenue.

En preums j'tire la tête que j'veux ! Bon dieu tribord ! Tu me rendras chèvre ! Et deums j'accepte, mais j'te préviens ! Ne t'étonnes pas si tu la confonds avec une des nôtres après ! C'est toi qui l'auras voulu !

Tsseu !


Se radoucissant quelque peu, voix suave en prime et légèrement penchée en avant pour accentuer la vue de son décolleté :


Et treums....Si tu as besoin d'un peu d'aide pour ton bain, tu sais que je suis toujours prête à t'aider.

Se tournant brusquement vers la Blonde intéressée

Bien ramènes-toi ! Et essaies de ne pas te retrouver à poil devant les clients ! Tiens bien tes chiffons, Blondinette !

Ses paroles furent accompagnées d'un léger sourire en coin, satisfaite de son effet. Puis, faisant un demi tour élégant sur elle-même, elle rejoignit l'escalier dans sa démarche habituelle afin que bien tous les clients la remarquent.
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Prunille
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MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Mar 25 Mai 2010 - 18:07

Tentant de se dépêtrer avec son reste de tissu, elle écoutait d'une oreille la discussion entre Edo et la catin.
Puis elle capta une phrase à son intention...


Bien ramènes-toi ! Et essaies de ne pas te retrouver à poil devant les clients ! Tiens bien tes chiffons, Blondinette !

Si les yeux de la Cianfarano avaient pu lancer des éclairs, nul doute que Carlotta aurait eu quelques problèmes d'ordre électrique.
Saisissant feu sa robe par où elle pouvait, elle emboîta le pas à cette femme vénale, qui semblait s'être mis en tête d'agiter sa croupe juste devant son nez.
C'était toujours ce qu'il y avait de pratique dans les escaliers, inévitablement, un jour ou l'autre, on se retrouver face aux fesses de quelqu'un.
Et souvent, pas celles qu'on aurait voulu.
Mais à présent elle comprenait mieux en quoi consistait la prétendue galanterie de ces messieurs, qui sous prétexte d'être gentlemen pouvaient mater tout à leur aise les croupions de ces dames.
Vé, vé...

Carlotta la mena jusque dans une pièce qui semblait servir au bain, puisqu'un grand baquet trônait au milieu de la pièce.
Après avoir vérifié que nul mâle ne se trouvait dans le secteur, elle relâcha son emprise sur le tissu de sa robe.
Après tout, pendant dix ans elle avait vu ses congénères du couvent nues, et avait été pareillement vue, et ce n'était pas la catin que ça devrait gêner.
Délicatement, elle ôta ses souliers, puis ses bas légers attachés sur la cuisse par une jarretière de satin cyan (cyanfarano, évidemment !).
Et à force de contorsions, réussit à se délester de son corsage et de ses jupons sans l'aide de Carlotta, qui la regardait avec amusement.

Elle rosit d'être ainsi dévisagée par cette femme, qui devait avoir l'habitude de juger ses semblables.
Ce frêle corps pâle, qui alliait à la fois la grâce de l'enfance et quelques rondeurs adulescentes, ainsi qu'en témoignaient deux seins ronds comme des pommes, une taille marquée et une remarquable paire de fesses, ainsi qu'avaient pu en témoigner le traître Daemon ou le Baroùn de Grimaud.
Et sans plus attendre, elle se plongea dans l'eau encore tiède.
Barbota quelques instants, et finalement, posa la question qui lui brûlait les lèvres :


Pourquoi avoir choisi de devenir prostituée ?

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Edorazio

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MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Mar 25 Mai 2010 - 21:26

Assis sur un banc devant un duge de vin, un demi pigeonneau braisé et l'entre-cuisse de la blonde Bertha, Edorazio récupérait. Ayant fini son plat et engloutit la dernière rasade de vin, il décida d'occuper la main devenue libre pour serrer de plus près la ribaude.
Celle-ci gloussa en papillonant des cils, puis arrêta sa main alors qu'elle se glissait sous les jupons légers.


- Hola, mon beau, doucement ! Il faut payer, pour ça.
- Gné ? Beuh... 'suis l'patron ! *hips* J'ai plus un écu sur moi, mais j'te *hips* rembourserai après, nan ? *hips* Après avoir déboursé, j'te rembourserai, héhé.

Mais la blonde légère ne l'entendait pas ainsi et secoua la tête en souriant joliment.
- Pour garder ses amis, la maison ne fait pas crédit. C'est Roberta qui me l'a encore répété ce matin.
- Roooh, mais allez ! *hips* Roberta n'en *hips* saura r...
Un coup d'oeil par-dessus son épaule lui permit d'appercevoir la mère-maquerelle, les poings serrés sur ses larges hanches. Le front du mercenaire se plissa. Il n'allait tout de même pas se fâcher avec sa partenaire pour si peu... ils avaient trop besoin l'un de l'autre.

- Tu oserais corrompre mes filles, Orazio ?!
- *hips* Beuh...
- Mais tu es complètement saoul ! File te coucher, au lieu de faire perdre son temps à ma fille. Ivre comme tu es, tu n'arriveras jamais à roidir plus qu'un roseau, de toute façon !
- Héhé, que tu crois ! *hips* Tu voudrais pas essayer, dis, Roberta ? *hips*

Le mercenaire empoigna la maquerelle, qui tenta de le repousser d'une tape sur les fesses. Mais cela ne dissuada pas Edorazio, qui poussa la catin en chef contre la table, comme s'il voulait la consommer sur place.
Guilhem, le tavernier, regarda tout seul d'un air perplexe : devait-il protéger son amie, ou son patron ?
Roberta résolu son dilemne en rejetant Edorazio sur le banc, dans un grand éclat de rire.


- Allons, Orazio ! Tu ne tiens plus debout ! Va prendre un bain, tu peux demander à n'importe quelle fille de te laver... Bertha ou Carlotta peuvent même dormir avec toi, elles ont déjà fait leur quota, si elles veulent finir maintenant. Mais si tu consommes, tu payes comptant. Pas de soucis entre nous, on garde nos affaires séparées.

Grommelant, Edorazio monta, chûta dans l'escalier et réussit finalement à grimper à l'étage, pendu au cou de Bertha. Il gueula après Carlotta, bien décider à profiter au maximum de son bain.
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Carlotta

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MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Jeu 27 Mai 2010 - 19:24

Pendant que la Blondinette barbotait dans son bain. Carlotta, la tête plongée dans son armoire, chercha quelque chose pour l’habiller. Le problème c’est que la différence de longueur entre le bout de chiffon de la blondinette et ses robes et autres jupes était bien faible…Les clients allaient vraiment la prendre pour une nouvelle fille de joie.
Grommelant dans son placard, elle aperçut un bon de tissu sous un tas de dentelles et autres accessoires……existants. Tirant le bout de tissu, elle se retrouva avec une longue robe rouge au décolleté avantageux. Sa robe.
Un sourire se dessina sur la bouche de la femme. Sa toute première robe, celle qu’elle portait lorsqu’elle avait franchi pour la première fois l’entrée du Rossignol. Celle avec laquelle, déterminée comme jamais, Carlotta avait demandé à Roberta si elle pouvait travailler pour ne pas mourir de faim.
La collant contre elle, la jeune femme sourit fièrement. Mise à part la poitrine, son corps n’avait pas changé, toujours aussi bien répartit avec la graisse au bon endroit comme elle se plaisait à le dire !
Lorgnant la Blondinette, son sourire s’élargit, comparé à elle, elle n’avait pas grand-chose.


Bon…Je t’ai trouvé quelque chose. Voici une robe…rouge. J’espère que tu ne vas pas faire la difficile si non tu peux garder tes chiffons hein !

Malheureusement son sourire fut interrompu par un :

« Pourquoi avoir choisi de devenir prostituée ? »

Carlotta fixa la Blondinette dans son bain. Jolie question que voilà.

Pourquoi ? Ce n’était pas vraiment un choix au début, mais plutôt une question de survie. Tu traines depuis toute petite dans la rue, tu dois courir très vite pour ne pas te faire attraper quand tu voles ton unique repas de la journée : une pomme.
Et puis, arrivée à 15 ans et avec tout ce que cela implique, j’ai décidé d’aller rencontrer Roberta. Tous les soirs je voyais les filles porter de belles robes et manger à leur faim. Je me suis dit que si on pouvait avoir cela juste en satisfaisant la soif d’amour de quelques hommes. Pourquoi pas. Et puis pour moi, l’amour n’a pas la même signification. Je vais la part des choses entre les clients et mes sentiments.
D’autres questions, la Blondinettes curieuse ?


Peut-être qu’elle aurait effectivement voulu lui en poser plus mais leur conversation fut interrompu par les braillements d’un Edorazio ayant encore plus abusé du vin.
Calotta poussa un soupire. La nuit allait être longue...
Sortant de la pièce, elle regarda la Blondinette et lui conseilla :


Sors vite du bain et habilles toi. On ne sait jamais les réactions d un ivrogne et en particulier Edo.

Refermant la porte derrière, la Rousse découvrit Bertha essayant tant bien que mal de maintenir Edorazio debout. Fronçant les sourcils, elle lui dit :

Dieu de tribord ! Toujours pas au bain ? Tu empestes l acool !
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Prunille
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MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Jeu 27 Mai 2010 - 21:34

La réponse de la catin lui donnait matière à réflexion.
N'y avait-il pas autre chose que la prostitution pour échapper à la misère ?
Elle en voyait au moins une, mais savait qu'elle serait dignement reçue si elle osait proposer une chose pareille.
Haussant les épaules, elle loucha sur la robe rouge.
Rouge...
Histoire t'attirer les taureaux, oui !
Ou les bœufs... Et curieusement, elle aurait plutôt opté pour la seconde solution.


Sors vite du bain et habilles toi. On ne sait jamais les réactions d un ivrogne et en particulier Edo.

Docilement, elle hocha la tête, et sortit fissa.
S'enroulant dans un drap de bain, elle se sécha sommairement, et entreprit d'enfiler la robe rouge.
Sans faire d'histoires.
Tant pis si le "modesque" n'était pas là.

La robe était fort décolletée, mais elle ne lui allait pas trop mal.
Se regardant dans le grand miroir du fond de la pièce, elle s'accorda un sourire un peu inquiet.
Les beuglements du Condottiere n'étaient en effet pas pour la rassurer.
Décrochant un des rubans de la robe, elle s'en servit pour nouer ses cheveux qui descendaient jusqu'au creux de ses reins.
Un lâche chignon, qui dégageait sa blanche nuque.
Jetant un coup d'œil à ses frusques ensanglantées, elle en extirpa ses bas, et commença à les enrouler sur eux-mêmes pour faciliter l'enfilage.

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MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Sam 29 Mai 2010 - 19:58

Le mercenaire gloussa en entrant dans le bain (sans avoir enlevé ses bas, ce qui n'était qu'à moitié dérangeant). Dans ses yeux, les deux ribaudes habillées de couleurs vives ressemblaient à des gâteaux à la crème. Dans cet état d'abrutissement, il exprimait tout le mal être qu'il devait accumuler, en temps ordinaires. Il confondait ainsi, pour une fois, ses rêves avec la réalité, oubliant à quel point il haïssait la véritable réalité et ses masques.
Il plongea la tête dans l'eau et cracha de l'eau dans le décolleté de Bertha, riant d'une façon assez pénible pour les nerfs. Puis, il ceintura Carlotta, qui avait eu le malheur de s'approcher, et enfouit son nez entre ses seins avec des airs de chien battu. Il soliloqua, tandis que Bertha tentait de lui laver le dos :


- J'en ai marre, les filles... moi *hips* j'ai des journées de mâââârde ! Tuer des gens, sauver l'État, réparer les bétises de ces SODOMITES de politiciens qu'ont de la BOUSE à la place de la cervelle... Pas un qui sache *hips* agir comme un vrai noble, pas un qui soit droit et loyal. Toujours à *hips* s'attacher à des choses sans importance, au lieu de regarder plus loin que les *hips* apparences.

" Aucun qu'est fichu de se sacrifier vraiment, de laisser tomber son petit pouvoir, qu'il tient dans ses doigts crochus, pour que le pays vive mieux et qu'il rende service aux vrais gens. Tous menteurs, à essayer de trouver des bouc-émissaire pour se faire bien voir.

" Mais vous, au moins, z'êtes pas des chiennes. Vous avez fait semblant devant la *hips* méchante Bertha-la-pointiliyeuse... mais z'allez coucher avec moi toutes les deux, pas vrai ? Parce que j'en peux plus, moi... marre de risquer ma peau en me retenant de tous leur dire à quel point ils sont stupides. Alors, j'le dis juste à la Marquise, ça me défoule et au moins elle comprend un peu mieux la vérité... 'puis ça lui fait du bien, parce qu'elle pense tout bas ce que je lui dis, mais n'ose pas le dire.


Il grommela un instant, tandis que les ribaudes lui lavait le torse. Puis, il les attrapa subitement et tenta de les faire entrer dans son bain, en riant de ce rire un peu gras de soldat en campagne entrant dans un village terrorisé.
Les filles ne se laissèrent pas vraiment faire, surtout lorsqu'il exprima son intention de consommer leurs services en les payant en "nature"...
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MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Lun 31 Mai 2010 - 22:48

Le Rossignol commençait à mettre sa patience à rude épreuve. Plus il en rajoutait, plus Carlotta avait la furieuse envie de lui coller une belle baffe sur sa joue droite, déjà gonflée par sa sottise.
Bertha avait aussi bien du mal à se contenir. La voilà qui avait la robe trempée à cause des crachats de l’ivrogne.
La belle rousse s’approcha donc d’Edorazio dans l’intention de le sermonner et de le faire sortir du bain. Mauvais plan. Au lieu de cela la scène se déroula plus grossièrement. L’ivrogne en profita pour glisser sa tête dans son décolleté. Elle le repoussa brusquement et adressa un hochement de tête à Bertha pour qu’elle l’aide à le décrasser.

Les yeux de biche de Carlotta roulèrent comme deux grosses billes pendant que son pseudo patron débitait son habituel monologue de sa phase deux : Le monologue de l’alcool triste.


"Mais vous, au moins, z'êtes pas des chiennes. Vous avez fait semblant devant la *hips* méchante Bertha-la-pointiliyeuse... mais z'allez coucher avec moi toutes les deux, pas vrai ? "

Carlotta jeta un rapide coup d’œil à Bertha. Oh oh, ca allait sentir le roussi dans très peu de temps. Il fallait se tenir prête !


"Parce que j'en peux plus, moi... marre de risquer ma peau en me retenant de tous leur dire à quel point ils sont stupides. Alors, j'le dis juste à la Marquise, ça me défoule et au moins elle comprend un peu mieux la vérité... 'puis ça lui fait du bien, parce qu'elle pense tout bas ce que je lui dis, mais n'ose pas le dire."

La rousse se crispa légèrement, attendant le choc. Celui-ci ne tarda pas à arriver. Aussitôt son monologue d’ivrogne terminé, l’homme essaya de les plonger dans son eau souillée de crasse. Cette fois-ci, c’en était trop ! Furieuse, Carlotta se dégagea rapidement et sans problème face à la faiblesse de l’alcoolisme qui flottait dans les muscles de l’homme. Elle leva sa main et l’envoya fortement sur la joue droite d’Edorazio. Quant à Bertha, elle en fit de même avec la gauche. Au moins, ceci allait peut être l’aider à le dessaouler !


Ca suffit, crénom de tribord ! Pour qui te prends-tu ? Tu es peut être maître de cette auberge avec Roberta, mais en aucun cas tu as le droit de t’amuser gratuitement !
Regardes toi ! Dans l’état qu’t’es, même pas foutu d’exécuter la moindre prouesse !


Toujours aussi furieuse, la rousse féline grâcha par terre et le regarda droit dans les yeux

Sors-toi de là sans notre aide et ce soir, tu dormiras seul !

Sur ces mots des deux catins sortirent rapidement de la pièce en claquement bruyamment la porte.
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MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Mer 2 Juin 2010 - 14:43

La fuite des deux ribaudes laissa Edorazio passablement déstabilisé - du moins, si l'on considérait son état précédent comme "stable". Les joues vaguement douloureuses provoquèrent un nouvel afflux d'adrénaline et le guerrier se leva.
Sale soirée pour les antihéros ! Le condottiere sortit du bain sans trop tituber et sortit, nu comme un ver, dans le couloir. La fureur qui l'animait le rendait peu raisonnable, il semblait décidé à rattraper l'une des catins et à lui faire passer un moment désagréable.

Sur le palier, il vit une porte entrouverte et, derrière, des vêtements rouges. Carlotta. Ses yeux se rétrécirent et il poussa la porte silencieusement.
Là, il se retrouva face à une vision qui provoqua en certains points de son organisme, un afflux de sang massif et aux conséquences remarquables.
La ribaude se tenait penchée pour tenter d'enfiler un bas, dévoilant ainsi une vue plongeante sur certaines particularités anatomiques qui déssèchèrent la gorge d'Edorazio.

Le Condottiere verrouilla la porte derrière lui et s'avança à pas de loups. Ecoutant davantage son inctinct que son désir de revanche, il saisit la créature par les épaules et s'appuya contre son bassin.
Il lui fallut un instant pour comprendre qu'elle se débattait. Mais que pouvait faire une femelle légère, lorsqu'un mercenaire d'une centaine de kilos de muscles s'appuyait dans son dos et la collait contre la table ? Il éclata de rire, croyant à un jeu, à travers les voiles de son cerveau embrumé par l'alcool. Il lui semblait bien que ce n'était pas le genre de Carlotta de jouer ainsi avec ses pieds, plutôt qu'avec autre chose !

Au bout d'un moment, la jeune femme cessa de se débattre et il sembla à Edorazio qu'elle gloussait de rire. Souriant de toutes ses dents, le mercenaire porta une main entre ses jambes, se saisit d'une partie émergeante de son anatomie et la guida dans une moiteur.
La suite est difficilement descriptible, puisqu'Edorazio lui-même agit avec un automatisme animal. Il semblait affamé de ce corps féminin, qu'il pressa de ses mains sur toutes ses rotondités.
Distraction ou jeu ? Il sembla s'égarer en elle, se glissant en un orifice dont ce n'était certainement pas la fonction première. Elle grogna... il s'accrocha et finit par atteindre ainsi l'oubli recherché.
Il la ceintura et se laissa tomber avec elle dans la couche, pantelant et halétant
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MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Mer 2 Juin 2010 - 17:20

Dos à la porte, penchée en avant et jambe tendue, elle déroulait lentement le bas contre son mollet, puis sa cuisse.
Le plancher grince non loin, elle redresse la tête.
Surprise, elle n'a pas le temps de demander qui est-ce, que déjà un bras est passé autour de ses épaules, et elle est attirée contre un corps d'homme.
Un faible cri de stupeur franchit le seuil de ses lèvres.
Une main s'empare de l'intérieur de son corsage, brutalement.
Faut sauter les liens qui le maintenaient fermé.
Une autre fait remonter ses jupons le long de sa jambe...
Sans qu'elle puisse y opposer résistance, elle est entraînée jusqu'à la table où la catin avait l'habitude de déposer ses accessoires de toilettes, qui furent repoussées sans ménagement.
Un vase dans lequel gisaient quelques fleurs fanées se brisa au contact du sol.

Une autre fleur fut dérobée.

Elle avait eu beau ordonner, supplier, crier de rage et de douleur, elle n'avait réussi à s'extraire de l'étreinte du condottiere.
Ces quelques minutes avaient suffit à faire basculer un destin.
Allongée à même la couche de la putain, elle était encore prisonnière des bras d'Edorazio.
Terrorisée, vaincue, n'essayant même plus d'exercer une quelconque opposition.
Peu à peu, elle réalisait ce qui venait de se produire.
Des larmes ruisselaient le long de ses joues livides, tandis qu'elle dardait ses grands yeux bleus vers un point fixe et flou à la fois.
Elle voyait une projection de son avenir défiler devant elle.
Chassée de sa famille souillée par son déshonneur, retournant au couvent ou réduite au même état que cette femme qu'elle entendait crier une prétendue jouissance depuis la pièce voisine...
Sa poitrine striée de griffures superficielles et de constellée de plaques rouges, dues à la violence avec laquelle il l'avait prise, se soulevait au rythme de ses sanglots.
Naturellement, le film de son avenir se focalisa sur la seule personne dont le jugement désapprobateur aie jamais compté.
Son frère. Qui avait tant de fois fait l'éloge de la pureté devant elle qu'elle ne savait même pas si elle oserait un jour le revoir.
A présent, elle se jugeait indigne d'être sa sœur.
Et de ses lèvres s'éleva une plainte, un appel fait entre deux sanglots, à la fois doux dans sa sonorité et violent dans tout le désespoir qu'il contenait...


- Onisama...

Elle se mordit la lèvre pour s'empêcher de pleurer plus fort, espérant de toutes ses forces qu'Edorazio ne l'avait entendue...
D'un tout petit geste de la main, elle éloigna une mèche blonde qui lui tombait dans les yeux, puis retomba, inerte.

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MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Sam 5 Juin 2010 - 15:38

Le matin vint, avec ses bruits, ses cris, le bruissement affairé de ceux qui commencent à travailler ou commandent leur repas. Dans la clarté matinale, Edorazio ouvrit un oeil rougi.
Il cligna des yeux et fit la grimace : il lui semblait que son crâne hébergait une colonnie de lutins occupés à former un concert à grands coups de tymbales.
Il fit un effort surhumain pour redresser la tête, ce qui lui donna envie de vomir. Il se retint avec peine et resta immobile, le temps pour les murs de cesser leur folle danse.
Un frisson à ses côtés lui appris qu'il était allongé sur un être humain. Cette constation le fit sourire, car elle lui permettait de comprendre la raison pour laquelle il se trouvait dans cet état lamentable de loque humaine - autrement appellé gueule-de-bois-des-soirs-excessifs.
Il tenta de s'asseoir et de produire un son, afin de communiquer avec cet être dont il ne voyait qu'un bras blanc.


- Meugnééé ?

Bon. Ce n'était pas encore parfait, mais il semblait ne pas être aphone, ce qui pouvait parfois arriver lorsqu'il braîllait à tue-tête des chansosn paillardes, certains soirs excessifs... Donc, il était en possession de ses moyens de base et, par conséquent, était en mesure de maitriser ses besoins élémentaires : ne pas vomir dans le lit, ne pas relacher inconsidérément sa vessie ou son sphincter, s'asseoir, chercher de l'eau et de quoi manger.
Il s'assit donc dans la couche en se massant le front d'une main - l'autre servant à assurer son équilibre défaillant.


- Carlotta, ça t'ennuierait de me trouver un seau d'eau, s'il te plait ? Hoouuu... J'ai l'impression que toute la mesnie d'Hellequin m'est passée dessus !

Au bout de quelques minutes, il sembla évident au chevalier que sa compagne ne bougerait pas. Il se retourna donc dans l'espoir de la réveiller.
Et là, il resta interdit, clignant des yeux et gardant la bouche ouverte de façon totalement stupide, comme si cela pouvait l'aider à comprendre la subtitution qu'il concevait.
Ce n'était pas Carlotta, de toute évidence.
Ce qui était plus ennuyeux, c'est qu'il s'agissait de sa protégée - et aussi loin que remontassent ses souvenirs, coucher avec la pucelle (qui, du coup, ne devait plus l'être) ne faisait pas partie du serment lige.


- Euh... qu'est-ce que vous faites là ?

Pas brillant, comme prise de contact, mais elle avait le mérite de lancer le dialogue.
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MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Sam 5 Juin 2010 - 23:30

Cette nuit avait sans doute été la plus longue de toute sa courte existence.
De peur de réveiller celui qui ronflait comme un sonneur à quelques centimètres d'elle, elle n'avait pas osé bougé d'un pouce, et à présent son corps était endolori d'absolument partout.
Et puis finalement, au bout de quelques heures, des mouvements dans son dos lui prouvèrent qu'il se réveillait.
L'angoisse s'empara d'elle, et la jeune Cianfarano ferma ses paupières autant qu'elle le pouvait, récitant à toute allure de muettes prières.
Voilà qu'il l'appelait Carlotta...
Elle comprit... Il l'avait prise pour la catin...
A cause de la robe rouge...
Sa gorge se serra.
D'autant plus qu'elle le sentait remuer...


- Euh... qu'est-ce que vous faites là ?

Elle pensait ne plus pouvoir pleurer avant quelques heures, au moins...
Perdu, un nouveau sanglot lui étrangla la gorge, et lui interdit toute réponse, qu'elle n'aurait de toute façon pas été en mesure d'apporter.
Mais visiblement, il avait dessaoulé.
Et après plusieurs tentatives avortées de prendre la parole, elle parvint à articuler :


Laissez-moi...

Elle semblait animée par une seule volonté.
Celle de quitter cet endroit maudit, et de faire un saut dans le Rhône.

Elle ne savait pas nager.

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MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Lun 7 Juin 2010 - 12:32

Le chevalier se frotta le menton, clignant des yeux avec une évidente perplexité. Peu à peu, l'ahurissante réalité lui apparut dans toute sa monstruosité. Un dégoût de lui le prit en même temps qu'une détestation de cette femelle qui s'était probablement joué de lui et allait à présent lui causer bien du soucis.
Si toutefois sa détresse était réelle, devait-il appeler du secours ou tenter d'arranger les choses lui-même ? D'habitude, ses amantes ne se plaignaient guère ! La situation était inédite et passablement déstabilisante.


- Vous laisser ? Euh... Non, certainement pas. Je crois, au contraire, qu'une discussion s'impose. Hum... je vous ai... ?

Il blêmit. Question stupide ! Evidemment, qu'il l'avait... ! Aussitôt, il tenta de retrouver des bribes de mémoire, revivant les délices brumeux de cette nuit étrange. Un étrange sentiment de plaisir honteux se mêla aussitôt à un soulagement égoïste.

- Je... je ne pensais pas que c'était vous. Euh... je ne voulais pas vous faire de mal et... ahem... au moins, vous ne risquez pas de tomber enceinte, c'est déjà ça. Euh... vous avez mal quelque part ? Vous voulez de quoi vous laver ?

Il était dans la merde jusqu'au cou et creusait encore ! Il s'accroupit pour se mettre à hauteur de la donzelle qu'il avait, involontairement mais cela n'enlevait rien au crime, malmenée.

- Je... je suis navré. Mais je ne peux pas vous laisser seule... Comment puis-je... réparer ma faute ?
Même à lui, ses paroles semblaient horribles. Pourtant, comment faire autrement ? Les yeux de la jeune femme trahissaient l'envie de disparaître dans le néant.
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MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Lun 7 Juin 2010 - 18:48

Sans rien dire, elle l'écoutait se dépatouiller avec ses questions stupides.
Au moins, il ne niait pas mais...
Il lui était d'autant plus difficile de voir qu'elle n'avait pas affaire à un authentique méchant, un vrai, un beau, un pur, qu'elle aurait pu détester à loisir toute sa vie.
En ce forçant, elle décelait un soupçon de remords dans les paroles du Condottiere...
A moins que ce ne fut la crainte d'éventuelles représailles ?
Elle préféra écarter cette dernière éventualité.

Oui, il l'avait.
Mal ? Partout.
Oui, elle se sentait affreusement sale.

Navré ?
C'était bien beau...
Réparer sa faute ?

C'était plus fort qu'elle, il fallut qu'elle lâche un cinglant...


Vous savez recoudre un hymen, vous ?

Elle tire un drap de la couche de Carlotta, et le plaque contre elle, maintenant qu'elle s'est assise.
Taché, de sang, évidemment.
A la vue de l'ignoble tache, elle fut prise de tremblements incontrôlés.


Ou si, vous pouvez me tuer.

La mort plutôt que le déshonneur, c'était, entre autres, un des leitmotivs de la mère supérieure.
Déshonorée, elle l'était, mais son trépas pourrait sans doute gommer cet affront fait à sa famille...
Et par mesure d'avertissement, ajoute :


Si vous ne le faites pas, je m'en vais et m'en chargerai moi-même.

S'enroulant dans les draps froissés, elle posa ses deux pieds au sol et chancelante, se leva.

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MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Lun 7 Juin 2010 - 21:33

Le Condottiere réfléchit... et parvint à la conclusion que la jeune fille était bel et bien ignare dans les "choses de la vie". Mais dans le cas présent, le plus urgent était de l'empêcher de se tuer - nul doute que le remord aurait été trop accablant pour le Rossignol.
Celui-ci se redressa, dépassant d'une bonne tête et demi la jeune femme.


- Te tuer ? Rien de plus facile. Mais es-tu certaine que ça soit la meilleure solution ? Et puis, comment te tuer ? Le poison ? Ca fait mal... Se couper les veines, ça rate parfois et ce n'est pas moins douloureux ! La pendaison est lente, si on ne brise pas la nuque. La noyade, alors ? Il faut avoir beaucoup de volonté, pour décider de ne pas revenir respirer au dernier moment. Et puis, c'est la plus longue des morts... une agonie particulièrement désagréable : tu ressentiras chaque pouce de ta peau, chaque poil de ton corps hurler dans ta tête pour une bulle d'air, pour une aspiration. Un coup d'épée, alors ? Oh, c'est sûr que ça peut être vite fait... Peux-tu imaginer le froid de l'acier tranchant tes chairs, tes tripes ? Puis, tu te videras lentement, la vie s'écoulera de toi tandis que tu auras l'impression de plonger dans un lac glacé... et tu te réveilleras sur la Lune, car c'est là que vont les suicidés.
" Tu sais comment est la Lune, n'est-ce pas ? Tu verras un grand pic bleu... tu tenteras de grimper, et chaque effort t'écorchera la peau, t'entaillera les doigts, te coûtera larmes, sueurs et cris de rage. Et tout autour de toi, d'autres âmes damnées feront les mêmes efforts, et tomberont, tomberont... pour s'écraser au sol, dans le brouillard, avec un horrible bruit mat, accompagné du chuintement d'un cafard que l'on écrase. Et tu verras un vieil homme squelettique à la barbe hirsute, qui semblera pleurer comme si'l ne devait jamais s'arrêter... il te dira : “Je suis Lucifer, Prince de l’Acédie. Sylphaël, Archange du Plaisir, est mon opposé. Celui qui entre en dépression spirituelle, qui reste passif, qui n’a plus goût à la vie, et qui ignore sa propre satisfaction rejoint les rangs de mes damnés, qui jamais n’arrivent à atteindre le soleil.”
" Et tu deviendra sa damnée, car tu te seras suicidée, renonçant à la vie et au soleil. Pour l'éternité, tu grimperas, saigneras, pleureras et grimperas encore... et encore... et encore... sans espoir et sans autre choix.


Le terrible mercenaire se tut. Il se tenait nu devant sa pauvre proie, monstrueux dans sa froide logique. Chaque mot semblait comme un poignard de givre, assénant un coup d'une cruelle vérité. La psychologie de choc, par Edorazio da L'Escala... qui tout au fond de lui, se détestait d'autant plus qu'il savait agir avec raison.

- Pourquoi te condamner à des souffrances éternelles qui ne sont pas ta faute, quand tu pourrais en faire ton profit ? Ce qui ne te tue pas te rendra plus forte...
" Laisse-moi t'expliquer comment faire croire que tu as toujours ton hymen.
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MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Lun 7 Juin 2010 - 22:00

Le monologue du Condottiere ne l'effraya pas plus que ça.
Elle le savait déjà.
La mère supérieure s'était bien chargé de leur dire et répéter.
Non, à présent, elle mesurait.
Que préférait-elle ?
Être rejetée par les êtres à qui elle tenait le plus, ou vivre une éternité de souffrances pour ne pas avoir eu la force de résister ?
Qu'est-ce qui les ferait le plus souffrir, eux ?
La honte ou la mort ?
On fait son deuil, alors qu'une telle humiliation reste gravée ad vitam eternam...
Déchirée par son dilemme intérieur, le visage de Yueel revenait par intermittence...
Tantôt souriant, tantôt en colère...


Je n'ai pas peur de mourir. S'il le faut, je le ferai, si c'est pour eux.

Elle ferme les yeux, pour éviter de croiser la nudité du chevalier qui s'offrait à son regard effarouché.

- Pourquoi te condamner à des souffrances éternelles qui ne sont pas ta faute, quand tu pourrais en faire ton profit ? Ce qui ne te tue pas te rendra plus forte...
" Laisse-moi t'expliquer comment faire croire que tu as toujours ton hymen.


Pas ma faute...
Pas ma faute ?
Si je n'avais pas été aussi stupide, je ne me serais pas retrouvée dans cette ruelle...
Si j'avais été plus forte, j'aurais pu résister...
Si j'avais pu...
Si j'avais su...


Le bleu de ses yeux rouverts était devenu acier, qu'elle planta dans ceux d'Edo.

Oui, mentir...
Passer sa vie à mentir, et mourir, rongée de remords !
Mentir à celui qu'on aime !
Mentir à sa famille !
Mentir à ses amis !
Se mentir à soi-même, aussi !

Jamais.

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