AccueilFAQRechercherMembresS'enregistrerConnexion

Partager | 
 

 Auberge du Rossignol

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
Edorazio



Nombre de messages: 759
Province: Provence Libre
Ville: Marselha (tombe) / Avinhon (âme)
Date d'inscription: 03/01/2008

Feuille de personnage
Nom: Da L'Escala
Prénom: Edorazio Pablo Michaëlangelo
Province: Provence Libre

MessageSujet: Auberge du Rossignol   Lun 2 Nov 2009 - 16:19

La Banasterie, le quartier le plus glauque de la ville. Ce qu'on n'osait pas dire aux touristes c'est qu'ici, la nuit, des êtres peu recommendables affrontaient l'odeur putride des canaux pour rejoindre certains établissements à bas prix.
Le quartier des tanneurs s'étendaient en réalité au-delà des tanneries. Des commerces s'étaient construits autour des maisons et des ateliers, et les ruelles sinueuses conduisaient à des tavernes, des auberges un peu en retrait. Dans les maisons alentours, la lie de la société trouvait aisément un abri, d'où elle pouvait ensuite descendre vers le quartier de l'Estel pour commettre quelques exactions.

L'une de ces ruelles boueuses qui serpentaient à travers le quartier le plus mal famé de la capitale des Alpes occidentales, était appelée rue du veautre, en référence à ces monstrueux chiens de chasse. Ce n'était pas particulièrement la plus dangereuse - et certainement pas la plus sûre - mais elle se situait suffisemment en retrait des canaux pour que la pestilence y soit moins forte.
Cette ruelle se jetait dans une autre qui, allant en s'élargissant, finissait par se jeter dans l'une des avenues desservant le quartier d'habitation, en direction du Vieux Setier et de l'Estel.

Cette configuration olphacto-géographique avait amené un individu contesté, à la réputation sulfureuse, à y acquérir pour une bouchée de pain une taverne en ruines, et à la retaper pour en faire une auberge au confort rudimentaire, qui paraissait luxueux aux regards des alentours. La propreté relative qui y règne est due à la présence des ribaudes qui y logent régulièrement, lesquelles mettent volontier la main au balai, lorsque ce n'est au braquemart.

Au fronton de cette auberge flotte une enseigne de bois, figurant l'écu du propriétaire, en dessous duquel est inscrit sur un morceau de bois le nom de l'établissement, en lettres bleues sales :


~ Osterìa del Usignuolo ~


On y trouve un vin rouge épais comme le sang, de qualité médiocre mais bon marché. L'unique plat du jour, par contre, est considéré comme l'un des meilleurs de la ville basse. Les ribaudes passent pour ne pas y avoir la vérole. D'après les rumeurs, elles seraient la propriété d'une maquerelle qui louerait certaines chambres au propriétaire : en échange d'un loyer plus bas, les filles offriraient à l'établissement un peu d'animation souhaitée par les clients.
Le tavernier, Guilhem est du genre robuste et peu loquace : borgne, couperosé, il passe pour être avant tout un cerbère protecteur à l'égard des catins. Il veille également à interdire le passage aux lépreux.

Un tel établissement était également l'occasion pour certains coupe-jarrets et mercenaires de faire uen pause anonyme. Raison pour laquelle le propriétaire n'était autre que le condottiere Da L'Escala.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Matéu



Nombre de messages: 12
Province: Provence Libre
Ville: Avinhon
Date d'inscription: 14/11/2009

MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Sam 14 Nov 2009 - 22:19

Le segador ouvrit difficilement les yeux. Mais qu'avait donc ce fichu soleil à venir le harceler ainsi alors qu'il venait à peine de s'endormir ? Monde cruel et injuste !
Il cligna des paupières en réprimant un baîllement de chat. Il voulu s'étirer et se rendit compte que son corps ne répondait plus. Allons bon ? Il avait encore du dormir sur son bras et l'ankylose l'aura laissé comme un poulpe échoué !
Regardant son torse, il lui fallu un moment pour s'appercevoir que la main posée dessus ne lui appartenait en rien, ce qui constituait une excuse raisonnablement acceptable à son acte de rébellion.
Elle était jolie, d'ailleurs, cette main : couleur de miel de garrigues, avec au poignet un bracelet de lin supportant de fausses pièces de monnaie. Après le poignet, suivait un bras qui semblait d'une douceur de plume, puis une épaule menue et...

Matéu se sentit pleinement éveillé. Carlotta. Elle ne commençait pas si mal que ça, cette journée, après tout.
Le catalan se pencha pour déposer un baiser sur le front de la ribaude. Contre son ventre, il sentait la preuve tiède et moussue que son corps était pleinement réveillé. Quant à son esprit, il verrait plus tard.




Le servent resserra sa ceinture en descendant les escaliers. La journée commençait à peine et, déjà, Guilhem sermonnait un ivrogne qui avait du cuver là toute la nuit, et refusait à présent de sortir prendre l'air pour laisser les clients déjeuner en paix.
Quelques filles de la grande Roberta s'activaient déjà. En échange d'un loyer de vingt deniers, elles attiraient la clientèle mais devaient également participer aux travaux d'entretien : laver les tables, servir les clients, nettoyer l'étage. Guilhem surveillait tout ce petit monde d'un oeil aussi protecteur que sévère.


Adéu, amic méu ! Com va això ? Quina bona jornada vén, no creus ? Puc tenir un porro, un pa i un fuet, si et plau bé ?

Sans un mot, l'énorme tavernier au crâne luisant posa sur une table minable le repas du huron : un vase à boire à demi-plein, un quignon de pain sec et un vieux morceau de saucisson qui commençait à rancir. Cela n'entama en rien l'enthousiasme du serf, qui attaqua le tout avec l'appétit d'un homme qui a besoin de recouvrer ses forces après un effort.
Carlotta, elle, choisit ce moment pour descendre les escaliers comme si de rien n'était. Sa robe rouge fendue, au corsage opulant, ne laissait aucun doute sur sa profession.
Le regard qu'elle échangea avec Matéu, pourtant, n'avait rien de professionnel.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Philou



Nombre de messages: 1
Date d'inscription: 23/11/2009

MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Mar 24 Nov 2009 - 23:11

Philou passant par là....

Euh.... sympa l'endroit... quand rossignol chante...l'hiver déchante...

Merci les cigales ^^

Se prend une, arf! voire deux mais pas d'excès...chopines...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Merveille.du.mounet



Nombre de messages: 22
Date d'inscription: 24/10/2009

MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Mer 25 Nov 2009 - 20:39

Merveille le nez bouché pour éviter les effluves nauséabondes des tanneries, avait la gorge complètement desséchée à force de respirer par lé bouche.

Déo quelle odeur! Je ne suis pas mécontente de trouver un estaminet pour étancher ma soif...

Ah cette enseigne me donne envie de chanter!

  • Rossinyol que vas a França, rossinyol,
    Encomana'm a ma mare, rossinyol
    D'un bell bocatge, rossinyol, d'un vol.
    Encomana'm a ma mare, rossinyol,
    I a mon pare no pas gaire, rossinyol.
    D'un bell bocatge, rossinyol, d'un vol.


c'est du catalan...à défaut d'occitan
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Carlotta



Nombre de messages: 5
Date d'inscription: 27/11/2009

Feuille de personnage
Nom: Marcis
Prénom: Carlotta
Province: Provence

MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Ven 27 Nov 2009 - 15:40

Une main se tâta les alentours mais ne rencontra aucun obstacle aux draps froids. Carlotta ouvrit un œil. Elle était allongée, nue dans un grand lit. Sa peau frissonna légèrement sous l’effet d’un courant d’air froid.

Ses nuits se ressemblaient. Dès le soir venu, les paysans et autres gueux des bourgades alentours venaient trouver refuge dans l’auberge. Certains venaient pour s’hydrater le gosier après une journée bien méritée, d’autres venaient pour étancher leur soif d’amour. Elle avait appris à s’adapter à tous types de demande. La plupart de ses clients aimaient l’amour à l’état brut, soit parce que leur physique ne permettait pas de trouver d’autres femmes consentantes, soit au contraire, leur situation les poussaient à ne jamais se contenter d’une relation.

Carlotta était là pour eux. Elle ne posait jamais de question, elle était toujours souriante et s’affairait à toujours les satisfaire. L’amour n’avait donc pas la même signification pour elle. Il était synonyme d’argent et donc de survie.

Carlotta poussa un soupire. La jeune femme avait commencé très tôt. Roberta, la patronne, l’avait sorti de la misère en lui proposant ce métier. A quinze ans, elle était déjà très mûre et avait tout de suite fait la différence entre ses sentiments et ses clients. Les années avaient passé, elle était toujours là. Son corps s’était affiné et bien équilibré. Carlotta était de corpulence moyenne, elle avait la chance de pouvoir ne se priver de rien et elle s’aimait comme elle était. D’après ce qu’elle avait pu entendre au creux de ses oreilles lorsqu’elle passait une nuit avec ses clients, il était plus appréciable de sentir ses formes plutôt que des os. Ses cuisses et ses seins avaient fait craquer plus d’un.

Un pied se posa à terre, puis le second. Carlotta enfila sa belle robe rouge habituelle puis commença à se brosser les cheveux, pensive. Qu’en était-il concernant Matéu ? Ce client commençait à se faire fidèle. Elle lui réservait toujours la fin de la soirée pour lui dès qu’il avait un peu d’argent. Parfois, comme là, elle restait auprès de lui, s’endormant la tête posée contre son torse. Elle sentait que l’amour avait un aspect différent en sa présence. Il était plus doux, plus délicat, attentif aussi à son plaisir. Son cœur battait toujours aussi fort à chaque fois qu’il la voyait. Les corps s’entrelaçaient dans une alchimie parfaite…

Carlotta chassa ces pensées de sa tête. C’était et ca restera un client. Elle ne pouvait pas se permettre de tomber amoureuse. Son travail en dépendait et cet homme n’avait rien d’un seigneur croulant sur l’or. La jeune femme se regarda une dernière fois dans la glace afin de s’assurer que son apparence était toujours aussi parfaite. Rassurée, elle sortit de la pièce et descendit lentement les escaliers. Ses yeux balayèrent la pièce. Guilhem était là, fidèle au poste. Quelques femmes venues simplement se désaltérer étaient aussi présentes. Son regarde se posa sur Matéu, il était là aussi, mâchant sans intérêt un plat que lui avait servi le tavernier. Elle lui adressa un petit sourire discret avant de s’assoir au bar.


Hey Guilhem ! Sert-moi à manger tu veux ? J’ai le ventre qui braille là !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Matéu



Nombre de messages: 12
Province: Provence Libre
Ville: Avinhon
Date d'inscription: 14/11/2009

MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Ven 27 Nov 2009 - 18:27

Matéu termina son frugal repas, espérant y puiser les forces pour tenir jusqu'à la migdia. L'alcool de la gargoulette lui échauffa agréablement le sang. Le catalan se levait lorsqu'il entendit un air connu auquel il répondit de sa belle voix de basse :

  • A mon pare no pas gaire, rossinyol,
    Perquè a un pastor me n'ha dada, rossinyol
    D'un bell bocatge, rossinyol, d'un vol.
    Perquè a un pastor me n'ha dada, rossinyol.
    Que em fa guardar la ramada, rossinyol
    D'un bell bocatge, rossinyol, d'un vol.

Qui canta com això ? Qui és vostè, senyora ?

Le serf sembla soudain confus de son audace : et si Carlotta surprenait cet échange ? En serait-elle jalousée ? Allons ! Quel niais de s'être enamouré d'une ribaude. Il retira sa barretina roja - son bonnet rouge - et s'inclina rustiquement. Il reprit, plus bas :

Disculpa... puis-je vous aider, jolie voix ? Vous avez pas l'air d'une catin, plutôt d'une gente Dame... Vous cherchez quelque chose ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Prunille
Maistre d'Armes du MAO


Nombre de messages: 1605
Province: Provence
Ville: Brignoles
Date d'inscription: 02/05/2010

MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Lun 24 Mai 2010 - 16:51

[Le début, ici : http://chateau-avignon.forumactif.info/la-banasterie-f185/rp-ferme-tourments-croises-t2698.htm ]

Leurs pas les conduisirent jusqu'à l'auberge du Rossignol.
D'une main, Prunille essayait de maintenir en place ce qui restait plus ou moins du flanc droit de sa robe.
L'autre main était incapable d'effectuer le moindre mouvement, puisque son poignet était maintenu par celle d'Edo.
Les filles présentes la regardèrent d'un drôle d'œil, se demandant si elles avaient affaire à une future concurrente.
Mal à l'aise, elle suivait le maître des lieux à la trace.

Et finalement, se laissa tomber sur une chaise.
Son regard glissa d'Edo au tavernier, pour finalement embrasser toute la pièce.
C'était donc ça, un bordel ?
Il lui faudrait quelques temps pour se remettre de ses émotions...
Une attaque manquée, deux morts, une robe déchirée et un bordel...
Ça commençait à faire beaucoup pour une seule soirée.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Carlotta



Nombre de messages: 5
Date d'inscription: 27/11/2009

Feuille de personnage
Nom: Marcis
Prénom: Carlotta
Province: Provence

MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Lun 24 Mai 2010 - 17:22

Un coup de vent sur sa nuque fit valser un peu de son parfum sucré dans la taverne afin de bien marquer sa présence. Son regard de lynx remarqua une jolie proie dans le fond de la taverne.
"Bien vêtu donc bourse bien remplie !" comme elle se le disait souvent !

La jolie rousse allait traverser la pièce dans un déhanchement provoquant de sa spécialité lorsque la porte s'ouvrit.

Battement de cil en voyant la personne arrivée puis petite moue en voyant l'espèce de créature qu'il tenait.

"Ca y'est ! Roberta allait encore passer aux interrogatoires !"

Glissement de dentelles et en quelques talons plus tard la voilà se trémoussant près d'Edo. Regard de biche, sourire charmeur malgré la blonde présence puis petit battement d'éventail pour disperser un peu de son parfum.




Et bien que voilà une surprise ! Ne voilà t'il pas qu'il nous ramène de nouvelles cuisses à faire rosir la somptueuse Bertha !


Quittant ses prunelles profondes pour s'intéresser un peu plus à son ensemble

Mais ! Ma parole ? Que vous est il arrivé ? Encore une bagarre ?!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Prunille
Maistre d'Armes du MAO


Nombre de messages: 1605
Province: Provence
Ville: Brignoles
Date d'inscription: 02/05/2010

MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Lun 24 Mai 2010 - 18:15

Et bien que voilà une surprise ! Ne voilà t'il pas qu'il nous ramène de nouvelles cuisses à faire rosir la somptueuse Bertha !

Mais c'était pas un peu fini, oui ?!
Elle était une artiste, vous entendez ?! Une ARTISTE !
Pas une vulgaire catin !
Les envies des gens, elle les satisfaisait par son talent à créer des vêtements qui rendaient les rendaient plus beaux.
Et sans s'avilir elle-même lors du processus.
Elle ne savait pas grand chose du monde de la prostitution, mais avait passé suffisamment de temps au couvent pour savoir que ces créatures là étaient des suppôts de la Sans-Nom.

A nouveau, elle répéta :


Je ne suis pas une prostituée.
Un gueux a déchiré ma robe, c'est tout.


Fallait pas la pousser à bout.
Après tout ce qu'elle venait de vivre...
Une crise comme elle savait si bien les faire serait vite arrivée, maintenant qu'elle se sentait relativement plus en sécurité.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Edorazio



Nombre de messages: 759
Province: Provence Libre
Ville: Marselha (tombe) / Avinhon (âme)
Date d'inscription: 03/01/2008

Feuille de personnage
Nom: Da L'Escala
Prénom: Edorazio Pablo Michaëlangelo
Province: Provence Libre

MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Lun 24 Mai 2010 - 19:12

La maison.

C'était un peu ce que ressentait Edorazio, l'éternel exilé, en s'asseyant à une table de son auberge d'Avignon : l'impression de rentrer chez soi, d'avoir un toit sûr où il pouvait vivre dans sa loi.
Alors, il souriait et se laissait aller à sa nature profonde, toute faite de passions contraires.

Voyant la fureur de la pucelle, il éclata de rire et passa un bras autour de sa taille.

- Calme-toi, va ! *hips* Cette fille se nomme *hips* Carlotta, la rousse, l'une des meilleures de mes *hips* "logeuses" avec Bertha. Tu peux lui faire *hips* confiance... elle va t'aider à te relaver à l'étage et va *hips* te prêter une tenue. D'accord, Carlotta ?

La catin ne semblait pas du tout d'accord de prêter ses tenues à une pimbèche qui lui tenait la dragée haute ! Eclatant de rire, Edorazio lui envoya une fessée légère.
- Tire pas *hips* cette tête ! Tu m'donne des envies. Après, mon Matéu me boude *hips* pendant une semaine ! Va lui faire couler un bain, j'en prendrai un *hips* après. Emmène-la en haut et aide-la à choisir une tenue.
" Moi, je pense que je vais *hips* encore *hips* m'amuser un peu... par Dieu et Sylphaël, je me *hips* croquerais bien un de ces pigeonneau... quoi que les cailles soient fort avenantes aussi ! Héhé.


Et il se désintéressa des deux donzelles, mût par son instinct de conservation qui lui intimait d'avaler un repas léger pour ne pas tomber sous l'effet de l'alcool.
Guilhem, bon prince, posa sur la table un cruchon de vin.
Bertha, bonne princesse ayant "vidé" un de ses clients, se posa elle-même sur la table, regardant le propriétaire des lieux avec une lueur amusée. "Qui va à la chasse, perd sa place" semblait-elle penser en jetant une oeillade en coin à Carlotta.

Edorazio regarda un instant les deux filles monter à l'étage, avant de détourner son attention sur les cuisses de Bertha, qui venait justement de les faire baîller par une négligence calculée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Carlotta



Nombre de messages: 5
Date d'inscription: 27/11/2009

Feuille de personnage
Nom: Marcis
Prénom: Carlotta
Province: Provence

MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Lun 24 Mai 2010 - 19:43

A peine avait elle fini ses susurrements que la petite blondinette s'excitait à en perdre les plumes.


Ah ben vous m'en voyez désolée hein. Mais une femme en ces lieux, vous avouerez que l'image est vite faite ! Pas d'chance pour le tissu, il semblait joli, 'fin bon...


Après les rires d'Edo, ses dires lui plurent un peu moins. Pour preuve, elle lui fit de gros yeux, accentuant encore plus le regard de biche produit par les faux cils.


D'accord ?! Tu nous ramènes une blonde aux coutures déchirées et tu veux en plus que je m'occupe d'elle ?!



Furieuse la belle lui lança un regard noir tout en agitant son éventail.

- Tire pas *hips* cette tête ! Tu m'donne des envies. Après, mon Matéu me boude *hips* pendant une semaine ! Va lui faire couler un bain, j'en prendrai un *hips* après. Emmène-la en haut et aide-la à choisir une tenue.

En preums j'tire la tête que j'veux ! Bon dieu tribord ! Tu me rendras chèvre ! Et deums j'accepte, mais j'te préviens ! Ne t'étonnes pas si tu la confonds avec une des nôtres après ! C'est toi qui l'auras voulu !

Tsseu !


Se radoucissant quelque peu, voix suave en prime et légèrement penchée en avant pour accentuer la vue de son décolleté :


Et treums....Si tu as besoin d'un peu d'aide pour ton bain, tu sais que je suis toujours prête à t'aider.

Se tournant brusquement vers la Blonde intéressée

Bien ramènes-toi ! Et essaies de ne pas te retrouver à poil devant les clients ! Tiens bien tes chiffons, Blondinette !

Ses paroles furent accompagnées d'un léger sourire en coin, satisfaite de son effet. Puis, faisant un demi tour élégant sur elle-même, elle rejoignit l'escalier dans sa démarche habituelle afin que bien tous les clients la remarquent.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Prunille
Maistre d'Armes du MAO


Nombre de messages: 1605
Province: Provence
Ville: Brignoles
Date d'inscription: 02/05/2010

MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Mar 25 Mai 2010 - 16:07

Tentant de se dépêtrer avec son reste de tissu, elle écoutait d'une oreille la discussion entre Edo et la catin.
Puis elle capta une phrase à son intention...


Bien ramènes-toi ! Et essaies de ne pas te retrouver à poil devant les clients ! Tiens bien tes chiffons, Blondinette !

Si les yeux de la Cianfarano avaient pu lancer des éclairs, nul doute que Carlotta aurait eu quelques problèmes d'ordre électrique.
Saisissant feu sa robe par où elle pouvait, elle emboîta le pas à cette femme vénale, qui semblait s'être mis en tête d'agiter sa croupe juste devant son nez.
C'était toujours ce qu'il y avait de pratique dans les escaliers, inévitablement, un jour ou l'autre, on se retrouver face aux fesses de quelqu'un.
Et souvent, pas celles qu'on aurait voulu.
Mais à présent elle comprenait mieux en quoi consistait la prétendue galanterie de ces messieurs, qui sous prétexte d'être gentlemen pouvaient mater tout à leur aise les croupions de ces dames.
Vé, vé...

Carlotta la mena jusque dans une pièce qui semblait servir au bain, puisqu'un grand baquet trônait au milieu de la pièce.
Après avoir vérifié que nul mâle ne se trouvait dans le secteur, elle relâcha son emprise sur le tissu de sa robe.
Après tout, pendant dix ans elle avait vu ses congénères du couvent nues, et avait été pareillement vue, et ce n'était pas la catin que ça devrait gêner.
Délicatement, elle ôta ses souliers, puis ses bas légers attachés sur la cuisse par une jarretière de satin cyan (cyanfarano, évidemment !).
Et à force de contorsions, réussit à se délester de son corsage et de ses jupons sans l'aide de Carlotta, qui la regardait avec amusement.

Elle rosit d'être ainsi dévisagée par cette femme, qui devait avoir l'habitude de juger ses semblables.
Ce frêle corps pâle, qui alliait à la fois la grâce de l'enfance et quelques rondeurs adulescentes, ainsi qu'en témoignaient deux seins ronds comme des pommes, une taille marquée et une remarquable paire de fesses, ainsi qu'avaient pu en témoigner le traître Daemon ou le Baroùn de Grimaud.
Et sans plus attendre, elle se plongea dans l'eau encore tiède.
Barbota quelques instants, et finalement, posa la question qui lui brûlait les lèvres :


Pourquoi avoir choisi de devenir prostituée ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Edorazio



Nombre de messages: 759
Province: Provence Libre
Ville: Marselha (tombe) / Avinhon (âme)
Date d'inscription: 03/01/2008

Feuille de personnage
Nom: Da L'Escala
Prénom: Edorazio Pablo Michaëlangelo
Province: Provence Libre

MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Mar 25 Mai 2010 - 19:26

Assis sur un banc devant un duge de vin, un demi pigeonneau braisé et l'entre-cuisse de la blonde Bertha, Edorazio récupérait. Ayant fini son plat et engloutit la dernière rasade de vin, il décida d'occuper la main devenue libre pour serrer de plus près la ribaude.
Celle-ci gloussa en papillonant des cils, puis arrêta sa main alors qu'elle se glissait sous les jupons légers.


- Hola, mon beau, doucement ! Il faut payer, pour ça.
- Gné ? Beuh... 'suis l'patron ! *hips* J'ai plus un écu sur moi, mais j'te *hips* rembourserai après, nan ? *hips* Après avoir déboursé, j'te rembourserai, héhé.

Mais la blonde légère ne l'entendait pas ainsi et secoua la tête en souriant joliment.
- Pour garder ses amis, la maison ne fait pas crédit. C'est Roberta qui me l'a encore répété ce matin.
- Roooh, mais allez ! *hips* Roberta n'en *hips* saura r...
Un coup d'oeil par-dessus son épaule lui permit d'appercevoir la mère-maquerelle, les poings serrés sur ses larges hanches. Le front du mercenaire se plissa. Il n'allait tout de même pas se fâcher avec sa partenaire pour si peu... ils avaient trop besoin l'un de l'autre.

- Tu oserais corrompre mes filles, Orazio ?!
- *hips* Beuh...
- Mais tu es complètement saoul ! File te coucher, au lieu de faire perdre son temps à ma fille. Ivre comme tu es, tu n'arriveras jamais à roidir plus qu'un roseau, de toute façon !
- Héhé, que tu crois ! *hips* Tu voudrais pas essayer, dis, Roberta ? *hips*

Le mercenaire empoigna la maquerelle, qui tenta de le repousser d'une tape sur les fesses. Mais cela ne dissuada pas Edorazio, qui poussa la catin en chef contre la table, comme s'il voulait la consommer sur place.
Guilhem, le tavernier, regarda tout seul d'un air perplexe : devait-il protéger son amie, ou son patron ?
Roberta résolu son dilemne en rejetant Edorazio sur le banc, dans un grand éclat de rire.


- Allons, Orazio ! Tu ne tiens plus debout ! Va prendre un bain, tu peux demander à n'importe quelle fille de te laver... Bertha ou Carlotta peuvent même dormir avec toi, elles ont déjà fait leur quota, si elles veulent finir maintenant. Mais si tu consommes, tu payes comptant. Pas de soucis entre nous, on garde nos affaires séparées.

Grommelant, Edorazio monta, chûta dans l'escalier et réussit finalement à grimper à l'étage, pendu au cou de Bertha. Il gueula après Carlotta, bien décider à profiter au maximum de son bain.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Carlotta



Nombre de messages: 5
Date d'inscription: 27/11/2009

Feuille de personnage
Nom: Marcis
Prénom: Carlotta
Province: Provence

MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Jeu 27 Mai 2010 - 17:24

Pendant que la Blondinette barbotait dans son bain. Carlotta, la tête plongée dans son armoire, chercha quelque chose pour l’habiller. Le problème c’est que la différence de longueur entre le bout de chiffon de la blondinette et ses robes et autres jupes était bien faible…Les clients allaient vraiment la prendre pour une nouvelle fille de joie.
Grommelant dans son placard, elle aperçut un bon de tissu sous un tas de dentelles et autres accessoires……existants. Tirant le bout de tissu, elle se retrouva avec une longue robe rouge au décolleté avantageux. Sa robe.
Un sourire se dessina sur la bouche de la femme. Sa toute première robe, celle qu’elle portait lorsqu’elle avait franchi pour la première fois l’entrée du Rossignol. Celle avec laquelle, déterminée comme jamais, Carlotta avait demandé à Roberta si elle pouvait travailler pour ne pas mourir de faim.
La collant contre elle, la jeune femme sourit fièrement. Mise à part la poitrine, son corps n’avait pas changé, toujours aussi bien répartit avec la graisse au bon endroit comme elle se plaisait à le dire !
Lorgnant la Blondinette, son sourire s’élargit, comparé à elle, elle n’avait pas grand-chose.


Bon…Je t’ai trouvé quelque chose. Voici une robe…rouge. J’espère que tu ne vas pas faire la difficile si non tu peux garder tes chiffons hein !

Malheureusement son sourire fut interrompu par un :

« Pourquoi avoir choisi de devenir prostituée ? »

Carlotta fixa la Blondinette dans son bain. Jolie question que voilà.

Pourquoi ? Ce n’était pas vraiment un choix au début, mais plutôt une question de survie. Tu traines depuis toute petite dans la rue, tu dois courir très vite pour ne pas te faire attraper quand tu voles ton unique repas de la journée : une pomme.
Et puis, arrivée à 15 ans et avec tout ce que cela implique, j’ai décidé d’aller rencontrer Roberta. Tous les soirs je voyais les filles porter de belles robes et manger à leur faim. Je me suis dit que si on pouvait avoir cela juste en satisfaisant la soif d’amour de quelques hommes. Pourquoi pas. Et puis pour moi, l’amour n’a pas la même signification. Je vais la part des choses entre les clients et mes sentiments.
D’autres questions, la Blondinettes curieuse ?


Peut-être qu’elle aurait effectivement voulu lui en poser plus mais leur conversation fut interrompu par les braillements d’un Edorazio ayant encore plus abusé du vin.
Calotta poussa un soupire. La nuit allait être longue...
Sortant de la pièce, elle regarda la Blondinette et lui conseilla :


Sors vite du bain et habilles toi. On ne sait jamais les réactions d un ivrogne et en particulier Edo.

Refermant la porte derrière, la Rousse découvrit Bertha essayant tant bien que mal de maintenir Edorazio debout. Fronçant les sourcils, elle lui dit :

Dieu de tribord ! Toujours pas au bain ? Tu empestes l acool !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Prunille
Maistre d'Armes du MAO


Nombre de messages: 1605
Province: Provence
Ville: Brignoles
Date d'inscription: 02/05/2010

MessageSujet: Re: Auberge du Rossignol   Jeu 27 Mai 2010 - 19:34

La réponse de la catin lui donnait matière à réflexion.
N'y avait-il pas autre chose que la prostitution pour échapper à la misère ?
Elle en voyait au moins une, mais savait qu'elle serait dignement reçue si elle osait proposer une chose pareille.
Haussant les épaules, elle loucha sur la robe rouge.
Rouge...
Histoire t'attirer les taureaux, oui !
Ou les bœufs... Et curieusement, elle aurait plutôt opté pour la seconde solution.


Sors vite du bain et habilles toi. On ne sait jamais les réactions d un ivrogne et en particulier Edo.

Docilement, elle hocha la tête, et sortit fissa.
S'enroulant dans un drap de bain, elle se sécha sommairement, et entreprit d'enfiler la robe rouge.
Sans faire d'histoires.
Tant pis si le "modesque" n'était pas là.

La robe était fort décolletée, mais elle ne lui allait pas trop mal.
Se regardant dans le grand miroir du fond de la pièce, elle s'accorda un sourire un peu inquiet.
Les beuglements du Condottiere n'étaient en effet pas pour la rassurer.
Décrochant un des rubans de la robe, elle s'en servit pour nouer ses cheveux qui descendaient jusqu'au creux de ses reins.
Un lâche chignon, qui dégageait sa blanche nuque.
Jetant un coup d'œil à ses frusques ensanglantées, elle en extirpa ses bas, et commença à les enrouler sur eux-mêmes pour faciliter l'enfilage.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
 

Auberge du Rossignol

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

 Sujets similaires

-
» Auberge du Rossignol
» [Horde] La Tanière des Loups -Auberge fermé-
» Bordeaux... La truie qui file.. Auberge
» Auberge "Au Loup D'Argent"
» L'auberge des brigands (IG/RP)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Château d'Avignon :: Ville d'Avignon :: La Banasterie-