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 Heureux qui, comme Ulysse...

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Edorazio

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MessageSujet: Heureux qui, comme Ulysse...   Mar 22 Sep 2009 - 11:24

Ce matin, le ciel s'était drappé d'un manteau bleu d'une aveuglante clarté. L'air sentait bon : un mélange de senteurs de fleurs, de miel, de cuisson de pains et de feuilles mortes. Bien sûr, il sentait nettement moins bon dans les rues de la cité marquisale, mais tout de même, la journée semblait agréable en devenir. L'été semblait hésiter sur sa décision à laisser, comme chaque année, place à l'automne.

L'attelage de chevaux était impressionnant : de grands manteaux, des hommes en armes, de lourds coffres posés sur des charrois, une cariolle tendue de draps bleutés d'où provenaient des rires enfantins. Les cavaliers en armes, aux mines de mercenaires échappés de quelques herpailles de brigands, chantaient à mi-voix quelques airs latins. De temps en temps, des éclats de voix aux accents plus durs se faisaient entendre : des gens blonds et grands qui semblaient d'humeur joyeuse.

Curieusement, malgré la quantité d'armes transportées par cette troupe, il n'émanait d'elle aucun sentiment d'agressivité. La bonne entente qui régnait dans ce groupe, l'amour qu'ils se témoignaient les uns aux autres, semblait comme les illuminer de l'intérieur.
Ils avançaient sans demander leurs chemins, ne se donnant même pas la peine de répondre aux gardes qui s'avançaient pour les questionner, puis tournaient les talons aussi vite, parfois en échangeant un petit salut au passage.

La troupe chemina ainsi à travers la ville, suivant l'artère principale jusqu'à l'enceinte du castel marquisal, formidable palais hérité des temps où Avignon abrittait la papauté. Les gardes marquisaux observèrent l'attelage avec circonspection. Il ne ressemblait pas tout à fait à une délégation diplomatique, vu le nombre d'origines différentes de ces gens.

Un homme à la belle portance mit pied à terre, bientôt imité par le reste de la troupe. Boitant un peu, consécutivement à sa longue chevauchée, il s'avança vers les gardes en souriant, et inclina poliment la tête.



Vous ne deviez pas encore être entré dans la Garde lorsque j'habitais ces murs, mais peut-être connaitrez-vous mon nom : Da L'Escala. Son Excellence Da L'Escala, puisque les gens s'acharnent à me conserver le titre, bien que je ne sois plus ambassadeur de notre Etat.

Me laisseriez-vous entrer avec ma famille et ma mesnie ? Je souhaiterais solliciter un entretien avec la Marquise... par ailleurs la route a été longue, nos chevaux ont besoin de fourrage et nos enfants de courir.



Il sourit, ne disant mot. Evidemment que son nom devait probablement évoquer quelque chose aux gardes, quels que soient ses sentiments à son égard. Son nom était dans certaines histoires, et en bas de certains traités ayant le plus marqué l'histoire provençale, encore récemment alors qu'il n'y habitait plus. La nouvelle l'avait d'ailleurs marri : il aurait souhaité rejoindre son pays pour combattre à ses côtés, mais le sort en avait décidé autrement...

Les tenture de la carriole principale s'ouvrirent et trois enfants en surgirent en poussant des cris de joie. Des femmes sortirent à leur tour, discutant avec animation au sujet d'un homme qui, visiblement, s'était perdu à l'entrée de la ville.



Nous aideriez-vous à porter les bagages, gardes ? Ce n'est pas que ce soit particulièrement lourd, mais ça prend de la place. Je vous payerai une coupe en dédommagement.
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MessageSujet: Re: Heureux qui, comme Ulysse...   Mar 22 Sep 2009 - 12:55

Vitruvio qui remonter les rues d'Avignon a grand train , une affaire urgente au Palais avait retenue son attention . T'en de projets et si peut de temps ragea-t-il . Il se gratta négligemment la cicatrice sur sa joue gauche que lui avait laisser les combats en Italie . Les sabots des chevaux fracasser le pavé des rues à grand bruit . A en retrait de lui , sur la droite chevauchait Akim le géant Maure qui lui servait de garde du corps . Il tenait l'étendard, une longue hampe de chêne de huit pieds de haut au bout de laquelle flottait tout de soie brillante les insignes du seigneur . Quatre hommes d'armes vêtus de plate et de maille porter fièrement le bouclier de Saint Victoret , et crier à la foule .

Place , faites place au Seigneur de Saint Victoret .


Vitruvio déboucha sur la grande place , obligeant sa jument caparaçonnait de fine maille d'acier a glisser sur le pavage . Vitruvio se releva sur les étriers pour mieux voir qui bloquer l'entrée du palais . Son armure grinça quand il redescendit , un rayon de soleil fit flambé l'acier rouge bruni , tout incrustée de filigranes et de rinceaux d'argent . Deux agneaux à chaque épaule agrafait un manteau de brocart rouge si vaste qu'il drapait en plombant tout l'arrière train du destrier . Vitruvio releva la visière de son heaume sur lequel un agneau pascale fixait la foule de ses yeux de rubis . La foule , vous parlez d'une foule pensa Vitruvio , une bande de reître à l'aire sauvage , parmi laquelle brayait trois enfants .

Place faite place a l'Agneau cria un des gardes derrière lui .
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Thrandhuil



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MessageSujet: Re: Heureux qui, comme Ulysse...   Mar 22 Sep 2009 - 16:58

Le curé diplomate s'en vint travailler de bon matin au château; l'activité diplomatique était plutôt chargée ces derniers temps, et il appréciait le calme relatif des primes heures du jour...
Mais par Dieu, qu'est ce donc que tout ce bazar?..

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Edorazio

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MessageSujet: Re: Heureux qui, comme Ulysse...   Mer 23 Sep 2009 - 1:41

Et voila, ils avaient à peine commencé à décharger que déjà ils ralentissaient la circulation. Génial, comme publicité : "sa simple venue perturbe tout Avignon"... quelle force !

Les mercenaires florentins, vénitiens, catalans, génois et autres occitans avaient beau se comprendre sans peine et oeuvrer en équipe, ils étaient malgré tout lent à décharger. Chacun observait le palais, faisait ses commentaires que l'autre traduisait, montrait, discutait, se dégourdissait les jambes et tant d'autres choses que font des voyageurs ayant enfin l'occasion de s'arrêter quelque part.

Tant et si bien que déjà deux attelages ne parvenaient plus à entrer dans le palais. Prévenant à toute altercation, le "chef" (quoique lui-même très soumis à sa femme) remonta le convoi afin de s'excuser auprès des autres arrivants... et là, il ne put retenir son instinct :


Place à l'Agneau ? Ce n'est pas Pasque, que je sache ! Mais dites-moi, messer l'Agneau... toi qui porte sur tes armoirires la croix de mon Ordre, aurais-tu oublié la voix de ton frère ?
Come sta, Fratello mio ? C'è questo pazzo di veneziano, è ?


Se penchant pour appercevoir la tête qui, à coup sûr, se cachait derrière les gardes, "Son Excellence" manqua heurter fortuitement un homme de robes qui, visiblement, trouvait cette agitation bien peu convenable.

Mais par Dieu, qu'est ce donc que tout ce bazar ?...
Ce bazar, c'est... euh... on ne se serait pas déjà croisé quelque père, mon part ?


La situation était par trop coquace : devant l'ancien palais papal, trois religieux ayant porté la même robe venait de provoquer un embouteillage : un ex-maître, un Frère ayant été son novice, et un ancien Novice Lai.
La scène semblant un peu surréaliste, Da L'Escala prit le parti d'éclater de rire avant même de chercher à rétablir la situation, quelle qu'elle soit.
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Un Garde du Chateau



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MessageSujet: Re: Heureux qui, comme Ulysse...   Mer 23 Sep 2009 - 8:19

Le sergent Barnabè rêvassait dans la salle de garde, encore pâteux. Faut dire que la nuit avait été rude : ce satané Gusto lui avait encore pris deux écus aux dés et tous deux avaient éclusé en jouant un petit tonnelet de vin qui lui laissait quelques souvenirs douloureux. La tête lourde et la bourse vide, il sentait bien que cette journée allait être pénible...

Un remue-ménage provenant de l'esplanade devant le château le tira de son engourdissement. Décidément, en ce moment ça n'arrêtait plus! Il se traîna vers l'entrée du château où la herse avait été relevée et s'efforçant de prendre une pose martiale devant ses hommes, il regarda arriver un étrange équipage. Encore des étrangers...

Un homme s'approcha de lui en boitant légèrement et se présentant, demanda à voir la Marquise. Da L'Escala... un nom italien. Sans doute un ancien ambassadeur génois ou autre... de toutes façons ce palais grouillait d'Italiens! Par contre si cet étranger croyait qu'il allait s'installer au château avec toute sa marmaille et ses femmes!


Excellence... - ça ne coûtait rien et ça faisait toujours plaisir aux visiteurs - je vais faire avertir l'intendant de votre visite.

Il arrêta du geste les gardes qui s'apprêtaient déjà à saisir les malles du visiteur, alléchés par la promesse d'un verre.

Pour votre suite, vous trouverez quelques bonnes auberges en ville.

Mais déjà l'étranger ne l'écoutait plus. Le seigneur de saint Victoret sortait du château et il semblait le connaître. Bon, les laisser discuter, le temps que ce mal de tête se dissipe un peu...
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MessageSujet: Re: Heureux qui, comme Ulysse...   Mer 23 Sep 2009 - 9:49

Vitruvio toujours sur sa jument andalouse a la robe grise écouta en souriant l'homme qu'il reconnut bien vite le Florentin et sourit sous son casque . Au dernier mots de son ancien maistre hospitalier , Vitruvio éclata d'un rire tonitruant qui résonna dans l'aire frais du matin .

Putain de Florentin , j'aurais du me douter que toi seul pouvait arriver à boucher l'entrée d'un palais de cette taille . Un large sourire fend la barbe rousse du vénitien . Comment aurais je pus te reconnaître acoquiner a pareil reître . Jetant un coup d'oeil aux enfants . Et avec plus d'enfant qu'avant le départ .

Il mis pied à terre et donna rênes à un soldat puis s'approcha du Florentin .

Bon sang cela fait un fameux baille .
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Edorazio

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MessageSujet: Re: Heureux qui, comme Ulysse...   Mer 23 Sep 2009 - 11:14

Riant à gorge déployée et ne sachant plus où donner de la tête, le florentin regarda tour à tour le curé et le seigneur. Se remettant de ses émotions il prit le vénitien dans ses bras, lui meurtrissant l'épaule à grands frappes amicales.

Haha ! Un bail, ça tu peux le dire ! Ma parole, tu es superbe, peuchère ! Mais... t'aurais pas pris du poids ?


Se souvenant qu'il ne s'était toujours pas excusé auprès du curé, il se retourna, souriant de toutes ses dents, et montra d'un geste large la cariolle que deux femmes déchargaient.

Mon père, mon frère, laissez-moi vous présenter ma fiancée Altina de Franchimont, mère de mes trois pitchounes. Voici sa cousine Zabou de Franchimont, qui vient de Normandie et... et avant il y avait avec elle un autre normand, un grand type costaud qui semble s'être perdu à l'entrée. Bref, il se nomme Hanon Wolfen et est le fiancée de la cousine depuis peu.

Les autres, ce sont mes gars. Ecuyer, palefrenier, bourrin, bourrel, et même un type chargé de cuisiner pour la troupe quand les femmes ou moi ne le faisons pas.

Ma... per Déu, quina estofada ! Rentrez vite les bagages, vous autres, vous n'en profiterez que plus vite d'un bon vin frais !






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Plus que 66 messages avant la fin du monde. ^^


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Thrandhuil



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MessageSujet: Re: Heureux qui, comme Ulysse...   Mer 23 Sep 2009 - 12:35

Le curé s'approcha d'Edorazzio pour lui demander discrêtement:
Vous n'avez pas eu de soucis à la frontière? Avec les laisser-passer, tout ça?
Puis il s'inclina devant Altina en souriant:
Madame...

Il salua ensuite Zabou

Vous allez tous vous (ré)installer à Marseille?

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Un Garde du Chateau



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MessageSujet: Re: Heureux qui, comme Ulysse...   Mer 23 Sep 2009 - 14:30

Ah mais c'est que ça n'allait pas du tout, ça... Non seulement il encombrait l'entrée mais ses domestiques faisaient mine de vouloir emporter tout son bardas à l'intérieur!... Barnabè imaginait la tête de l'Intendant s'il laissait faire ça... C'est qu'il n'était pas commode, le Gobseck!

Il fit signe à ses hommes qui ne savaient plus trop quoi faire devant l'assurance de ce Da L'Escala de ne pas bouger et de ne pas laisser la moindre malle franchir la poterne.
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Edorazio

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MessageSujet: Re: Heureux qui, comme Ulysse...   Mer 23 Sep 2009 - 15:57

Voyage sans histoires, j'ai juste eu du mal à revenir seul il y a deux mois : pas commode, l'armée normande... surtout que leurs officiers sont de fieffés crétins, de l'avis même de la population. Enfin, on vient tous s'installer chez les Sardines, là-bas les gens ont quand même l'air moins fadas.

Sinon... le petit, là, c'est Giacomo, mon dernier. Là-bas c'est sa jumelle, Marina. Et je pense que vous connaissez déjà mon aîné, Alessandro. Les pitchounes sont nés à Lyon et ont surtout grandis sur les routes du Nord donc... ils n'ont jamais connus la Mare Internum, ils pensent même que je galège quand je leur dis qu'on peut s'y baigner sans s'y geler les... qu'est-ce que c'est que ça ?



Le condottiere se retourna, alarmé par des cris et des jurons provenant de l'entrée. Visiblement Fabrizio, un ancien bûcheron reconvertit dans la menuiserie d'armes de siège, n'avait pas apprécié l'attitude d'un garde marquisal, et semblait lui dire dans un langage fleuri que sa hache était plus solide que son sternum.
Le sang du florentin ne fit qu'un tour et il couru s'interposer.


Hola ! Qu'est-ce à dire que ceci ? Je t'ai déjà dis de surveiller tes paroles devant mes bambins, Brizio ! Quant à toi, la soldatesque, pourquoi ne l'aides-tu pas à porter cette malle ? Qui vous commande, en ces jours ?

Macarel, j'habite ici ! Alors à moins qu'on ait donné ma chambre et vendu les affaires que j'y avais laissé, j'aimerais au moins m'y reposer avant de reprendre la route pour Marselha ! ! Et j'espère que vous avez pris soin de ma vieille Fiducia en mon absence, sinon ça va chauffer sous les cuirasses ! Allez me chercher le connétable de ce castel, le chancellier ou n'importe quel porte-gobelet, mais cessez de me regarder avec cet air de bacalà frit !

'Vais pas demander audience et reprendre la route sans m'être raffraîchis un peu, quand même ? 'Dois bien avoir laissé deux litres de perfum dans c'palau ! J'aimerais au moins récupérer mes bagages : la dernière fois j'étais trop occupé à récupérer les parchemins que pour m'occuper des chiffes. Il doit même rester une ou deux bouteilles derrière mes tentures, si la Déesse ne les a pas trouvées.

Vitruvio, que signifie ? Ils m'ont quand même pas pris ma camera, ces marquisards de salons ? J'y avais laissé tous les présents que les diplomates gavatxes m'ont offerts !
De toi à moi, si j'avais tout ramené à Marselha, la 'Tina m'aurait tué ! ajouta-t-il un ton plus bas, l'air confident.
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vitruvio d'agneau

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MessageSujet: Re: Heureux qui, comme Ulysse...   Mer 23 Sep 2009 - 16:39

Vitruvio reçut l'accolade avec un grand sourire . Du poids il avait sûrement pris le vénitien avait un goût certain pour toutes les formes de débauche que l'on pouvait rencontrer . Il s'inclina devant le religieux sans une certaine raideur de dos . Et baissa la main des deux femmes . Il sourit devant l'esclandre que faisait la garde du palais et le florentin , il n'a pas changer le pensât il . Mais par contre beaucoup de chose on changer dans le palais , Marquis , domestiques , intendance et des fois pas pour le mieux .

Ah , Edorazio méfie toi de l'intendant comme de la peste . Quand à tes biens mon ami je n'en sais strictement rien . Hélas pour toi bien des changements sont survenue . A commencer par moi . sur ces paroles lui flanque une grade claque dans le dos . Viendras tu en mon château pour que l'on ripaille a s'en faire sauter la sous ventrière , et boire plus que de raison ? Je te présenterait ma future épouse qui à le même caractère que la tienne et mon fils .
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Carla

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MessageSujet: Re: Heureux qui, comme Ulysse...   Mer 23 Sep 2009 - 20:03

Je suis nue, allongée sur mon lit, enfin seule. Un collier de perles me descend jusqu’au nombril. Je m’ennuie, et me caresse les tétons avec de l’eau glacée. J’aime le doux frémissement de ma chair au contact de mes doigts.
Des voix d’hommes me parviennent aux oreilles. Je me lève. Mes appartements se situant au second étage, je puis en toute tranquillité regarder par une discrète ouverture ce qui se passe plus bas. Edorazio semble de retour, accompagné par sa femme au corps enlaidi par les accouchements. Notre privilège, à nous les putes, c’est de ne pas avoir d’enfants. Et de ne pas les aimer. On a assez à faire avec les hommes et leurs caprices.
Le Seigneur de Saint Victoret accueille l’arrivant…Depuis que Kalanquin est parti, il me faut trouver un nouvel amant principal. Un fougueux, un carnassier, un ambitieux. Un futur marquis…Hersende n’aimant pas les jeux de l’amour, elle est à éliminer politiquement.
Je me recouche sur mes soies et mes fourrures et réfléchit les paupières closes.. Il me faut miser sur le bon cheval.Fufanu? Maitwess? Snake? Guirre? Dahut ?Arwen? Edorazio? Rethy?Eavan?Provençao?Ysabelle?Castor?Richelieu?Shivou?
Je me mets à rire…Pourquoi choisir, quand on peut les essayer tous? Mes mains se dirigent vers mon sexe…La Provence se gouverne par le bas.


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Gobseck

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MessageSujet: Re: Heureux qui, comme Ulysse...   Mer 23 Sep 2009 - 20:52

Un petit garde avait averti le vieux d'un arrivant, il y avait du bordel avait il dit. Il se déplaça, si il y avait du bordel, rien ne valait une gueulante. Et il aimait bien ça pousser des gueulantes.

Il arriva et vit un homme inconnue et encore le petit agneau, il devait passer sa vie dans le hall celui là.


Et bien et bien ... Je travaille et on viens me quérir que quelques badeaux viennent envahir le château de leurs bagages, ce n'est point une auberge ici messire. C'est le château d'Avignon, alors soit vous demander audience et vous m'expliquez les raisons de votre visite, soit vous quittez de suite ce château.

Il le toisa du regard un instant et ajouta, accompagné du rire narquois qu'il aimait tant

Et puis essuyez vos bottes ... vous salissez notre sol.

Il se tourna ensuite vers le seigneur Agneau

Voulez vous qu'on vous installe un lit ici ou votre chambre vous convient elle ?
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Edorazio

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MessageSujet: Re: Heureux qui, comme Ulysse...   Mer 23 Sep 2009 - 22:54

S'il y a une chose qu'il n'aimait pas, le Condottiere, c'est qu'on se paye sa tête.

Hop hop hop ! je salis le sol ? C'est galégeade ! Hé, dites donc, ne savez-vous donc point qu'Avignon est connue depuis deux siècles pour être la ville la plus sale d'Europe ?!
Certes, le fait est nettement exagéré, surtout depuis l'Indépendance où le Marquis a entrepris de grands travaux. - Travaux auxquels j'ai d'ailleurs beaucoup contribué, puisque c'est moi qui ai jadis suggéré à Kalanquin de rénover la ciutat. - Mais le fait est là et 'faudrait voir à pas culbuter Dame Vérité contre son gré.


La vérité replacée, Da L'Escala examina le petit homme râblé. Probablement cet intendant dont on lui avait dit de se méfier. Il inclina légèrement la tête de côté et reprit d'une voix plus calme, retrouvant naturellement son ton protocolaire.

Bref : je ne me suis pas présenté. Je suis Da L'Escala ; Edorazio Pablo Michaëlangelo. Mon nom est sur la plupart des traités ayant entraînés les modifications actuelles du Marquisat et je reviens chez moi. J'ai une chambre et un salon dans le palau. Je comprendrais qu'on ait réattribué le salon que j'avais vidé de mes affaires, mais j'avais laissé moltes equipatges en la camera : ropes, perfums, vínes, armaduras í escut... la quasi-totalité des trésors qu'un ambassadeur peut accumuler en une année chargée.

Entendons-nous bien : j'ai toujours vécu entre Marselha, Aís í Avinhon. Je ne pense pas rester ici longtemps, mais j'aimerais y passer la nuit, éventuellement demander une audience ou l'autre, régler quelques essoines avant de repartir demain pour Marselha.

Et évidemment, je veux récupérer les possessions que j'ai laissées au palau. Je comprendrais même que, n'étant plus ambassadeur, l'on décide de m'attribuer une autre chambre que celle que j'occupais alors et qui n'était pas loin de l'aile de la Canceleria. Mais bon... je suis un homme sentimental : je me suis attaché à cette chambre dont j'ai du refaire la décoration. Et mon scribe, ce pauvre hère, avait également sa pelisse. J'avais moi-même tué l'ours qui l'avait fourni, pour la lui offrir... on s'attache à des détails, parfois.

Serait-ce trop vous demander que de pouvoir y passer une nuit ? Ensuite, nous pourrions voir à me déménager, mais cela risque de prendre tellement de temps, autrement... à coup sûr, ça ferait beaucoup d'agitation dans les couloirs.


Le florentin sourit doucement, se voulant conciliant.
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MessageSujet: Re: Heureux qui, comme Ulysse...   Mer 23 Sep 2009 - 23:10

Le vieil intendant écouta les longs palabres ennuyeux de cette homme, que de paroles, il faillit s'endormir.
Cependant, ses différentes références était très alléchante, en tout cas bien pompeuse.


Avignon ville la plus sale d'europe ? Sans doute... c'est dire à quel point le sont vos pied ...

L'homme parlait moitié en italien, moitié en françois, ce qui rendait la conversation quelques peu périlleuses pour ce vieil hollandais.Il se présenta de même.

Ester Von Gobseck, intendant du château, ancien intendant du château de Klagenfurt où mon maître était Ernest Wonderbar Baron de Tentschach, et usurier du château de Coppet où mon maitre était Louis de Necker comte de Coppet et seigneur d'Onex.

Votre laïus, franco-italien est herrlich mais je m'en voudrais de laisser rentrer au château un va-nu-pied dont le seul don est de savoir parler. Vous pouvez me prouvez tout ce que vous venez de dire ?
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MessageSujet: Re: Heureux qui, comme Ulysse...   Mer 23 Sep 2009 - 23:42

Un instant, le Condottiere laissa passer dans son regard un éclair meurtrier qui, sur le champ de bataille, faisait généralement reculer un adversaire de même taille... et qui souvent précédait de peu la mort d'un inconscient. Mais l'heure n'était pas à la dague et, sentant le regard d'Altina peser sur lui, Da L'Escala se força au calme, se contentant de faire craquer les muscles de sa nuque.

Si vous êtes intendant du palau, allez donc voir le mur où sont clouées les annonces marquisales. Vous y trouverez mon nom sur plus de traités qu'il ne vous en faudra. Le dernier devant dater du premier avril de cette année. J'ai également été Consól, avocat et Bastounier, ce qui devrait vous faire un nombre suffisant de textes. Par ailleurs, le père Thrandhuil et le Seigneur l'Agneau pourront témoigner que je suis bien moi.

Quant à mes bottes, elles sont probablement moins sales que votre menton couvert de bâve, l'ancien. Je vous suggère de ne pas trop me cracher dessus : je ne fais aucun cas de la noblesse germanique et vous ne vous trouvez pas ici sur une terre impériale.



Joignant les mains, il retira sa chevalière et se retint de la coller sous le nez du vieillard. Il avait appris la tempérance depuis peu et ne tenait pas à retomber de sitôt dans ses mauvais travers.

Je suis noble de naissance, bien que sans terres. Voici mes armes, et celles de mon Ordre sont sur ma brigandine. Si vos yeux vous le permettent, vous constaterez qu'elles sont identiques à celles portées par le seigneur d'Agneau ici présent. Pour le reste, c'est à vous de connaître votre pays, intendant, et pas à moi d'instruire un germain. J'attendrai votre réponse le temps de cuire un oeuf dur. Pas plus. Allez maintenant vérifier mon identité si vous en doutez, mais je suis fourbu par la route et point d'humeur à supporter les sarcasmes d'un vieillard.
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