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 Les jardins d'Avignon

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Cristòl

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MessageSujet: Les jardins d'Avignon   Dim 30 Nov 2008 - 4:50

Il n'avait pas eu raison de venir ; c'était une certitude.
Il avait bien fait de quitter le banquet et la table haute ; là aussi c'était une certitude.

Etait-il furieux ou triste ? Etait-il haineux, était-il désespéré ? Il respirait fortement en tout cas, dans la fraîcheur provençale d'un jardin de simples. Il n'avait pas voulu rester dans le jardin de fleurs, qu'il avait traversé en portant spontanément la main à cette broche qui se fondait presque sur son tabard aux couleurs occitanes ; « une simple broche de bois finement ciselée et polie ; une fleur dont les pétales seules étaient teintés d'un suave rouge sombre, un extrait de garance que le bois avait bu ». Cadeau de la Fleur d'Oc, la seule chose qu'il ait jamais reçue d'elle... Et combien douloureux était ce fardeau ! Tout le poids d'un aveu indicible...
Ce soir-là, il n'avait guère besoin de plus de tourments qu'il n'en avait déjà.

Qu'il courtise, puisqu'il ne savait faire que cela ! Cristòl ne savait plus que faire. A côté d'un plan de verveine, il se laissa choir sur une pierre plate, laissée à cet usage, mais fort basse ; et le froid contact du minéral le rappela à un semblant de raison.

Ce que l'affection avait justifié comme péchés, il le trouvait désormais horrible ; il pensa à son père, et serra les poings. Etait-il la victime ? Certes non. Il n'y avait pas de victimes, et il était entièrement responsable de la situation. Il y avait pris du plaisir, et sans doute en trouverait-il encore, si ce n'était cet ectoplasme de la Culpabilité qui le hantait.

Oui, qu'il courtise ! Combien cela serait plus simple alors pour Cristòl de faire comme si rien de tout cela n'avait existé. Faire pénitence, et oublier qu'il a jamais été un pécheur.
Mais l'affection le disputait à l'amertume, et le front dans ses mains, les coudes sur ses genoux, le Chevalier de Sìarr se surprit à pleurer comme un faible qu'il se croyait.
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La Balafre

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MessageSujet: Re: Les jardins d'Avignon   Lun 1 Déc 2008 - 3:56

Se faufiler entre les convives, rétrécir au possible et jouer des épaules sans se soucier des protestations de ceux qui encombraient sa route. Pas de temps à perdre en vaines excuses, le temps luy manque pour rattraper l'adolescent au teint doré qui a fuit vers le dehors.
Déjà, le Siàrr est hors de vue, de vue de colosse. Pourtant le Penthièvre mesure une bonne teste de plus que la majorité des invités. Et il a beau scruter, scruter à en désespérer, mais rien n'y faict. Cristòl s'est évaporé, comme dissout dans la foule des gens de sa race occitane et de son teint Soleil qui sont venus en masse fester la Provence et sa liberté chimérique.

Ô mon doux ami, où fuis-tu ainsi ?

Quel feu peut bien tourmenter le Languedocien pour qu'il recherche ainsi frénétiquement le dehors ? Quel danger fuit-il ? Quel tourment le consume, pour qu'il veuille absolument trouver l'échappatoire qui n'existe plus, à la folie de ses instincts affolés, tel un animal piégé par l'incendie au beau milieu du bois ?
L'échappatoire a t-elle jamais existée, dans ceste impasse où Tithieu l'a conduit ?

Autant de questions qui restaient sans réponses, alors que le Vicomte avançait dans la foule, laborieusement. Les réponses que son esprit perverti par le péché ébauchait furent chassées d'un geste haineux de la main, d'un mouvement impulsif et empreint de colère. Il se refusait à l'idée d'estre responsable de l'humeur de son ami, de sa fébrilité récente. Non, à Cristòl il ne voulait que du bien, il ne pouvait estre la cause de sa perdition. Peut-estre se berçait-il de doulces illusions, aveuglé par les certitudes inébranlables de son libertinage, qui le poussaient à se penser dans son bon droit, en toutes occasions, en tous lieux, en toutes compagnies... La vertu du Balafré estait l'idée qu'il s'en faisait, sa moralité estait celle qu'il s'estait choisie, envers et contre tout. Il avait défini les limites et portées de sa pudeur, de sa tendresse, des bonnes moeurs qu'il avait à respecter.
Arrogance des arrogances, il pliait à ses règles le monde qui l'entourait, au lieu de se plier à celles qu'on tendait à luy imposer. Pourquoi souffrir du monde quand on peut l'éviter, fuir l'Obligation jusqu'à ce que le Devoir vous rattrape, rêver éveillé jusqu'à ce que le cauchemard vous soit fatal ?
Non, il en estait certain, il n'estait pas responsable de la dérive de son ami, pas responsable de son impulsivité soudaine. Cela ne pouvait estre qu'une mauvaise passade, il l'empêcherait de s'écraser sur les récifs, luttant contre vents et marées pour le récupérer en son sein enjôleur.

Ô mon doux amant, que fuis-tu ainsi ?

Ses pensées et ses pas l'avaient porté jusqu'au dehors. Il s'en réveilla lorsque ses pieds foulèrent la cour graviée, la pierraille crissant sous ses pas pressés. Son regard crispé, le sourcil froncé par l'inquiétude et la contrariété, le visage fermé par la gravité, ses traits marqués par la lassitude des sentiments et émotions contradictoires qui estaient son lot depuis la nuit des temps. Les gens comme luy sont faicts pour l'Enfer, ils se le créent sur terre avant leur éternité de damnation, la vie n'est pour eux qu'un supplice qu'ils s'infligent à eux-mesme. L'amour avait usé le Penthièvre, autant que la guerre. Et l'érosion de la marée mélancolique n'en finissait pas de le ronger, se nourrissant de la nostalgie et de la langueur qui faisait toute sa tristesse, et qui estait désormais la seule substance de son Être. Son mal n'en finirait qu'à son trépas, lorsque bouffé par la folie il s'écroulerait sur luy mesme, rejoignant au panthéon des pires ordures le Louvelle, l'ami qu'il avait aimé.
Aucune remède ne pouvait plus le sauver, aucun purgatoire ni aucune confession ne pourrait obtenir le salut de son asme. Aucune absolution, d'aucun Pape ou d'aucun Roy, ne pourrait pardonner tous les crimes de sa vie. Et à sa perversion, il venait d'initier le jeune Chevalier...

Ô mon amour, qui fuis-tu ainsi ?

C'estait maintenant évident, transparent comme un vitrail à la lueur d'un Soleil de clairvoyance. La lucidité venait de luy revenir, l'espace d'une seconde, et l'horreur de sa réalité venait de transpercer son coeur comme une lame vengeresse l'aurait faict sans scrupules.
Peu à peu, le gravier gémissant sous ses pas, il s'effaçait, comme l'obscurité au soleil, comme un nuage de fûmée soufflé au loin par le mistral puissant. Mistral, un nom si familier, presque celuy d'un homme, presque celuy d'un Sainct. Mistral, qui semblait aspirer ce soir tout ce que les jardins d'Avignon avaient de beau, tout ce que la ville comportait d'espoir.

Une perle salée roula sur la joue du balafré, suivant le tracé d'un des nombreux sillons que la vie avait creusé en ses traits. La froideur du soir luy piquait les yeux, le désespoir voilait son regard d'une obscurité irréversible. Le soir estait triste, sur Avignon.


Que fais-tu là ? Pourquoi es-tu parti ainsi ? Quel diable te donne des ailes, Cristòl ?

Il avait trouvé le Languedocien, seul, dans l'un des jardins les plus éloignés des festivités. Au loin, le brouhaha du bal s'élevait, caressant faiblement les deux hommes de sa chaleur lointaine.
L'Angevin se tenait debout, les poings serrés, à quelques mètres derrière le jeune Cristòl qui luy tournait le dos. Il le fusillait du regard, l'oeil rougit par la colère et par le flot de culpabilité et de rancoeur qui venait de le submerger. Dans sa voix se mêlaient douceur et reproche, dans une confusion qui reflétait son estat d'asme. Sa chute estait en marche...
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Cristòl

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MessageSujet: Re: Les jardins d'Avignon   Lun 1 Déc 2008 - 5:30

Le temps était suspendu à cette feuille de verveine que Cristòl venait d'arracher. On lui disait des vertus miraculeuses, et il la caressait, de ses doigts mal dégrossis par le temps. Il voulait comprendre.

Où était-il ? Il ne reconnaissait pas les jardins, il ne reconnaissait pas le chant du vent... Il voulait la tramontane, il voulait le lebech, ce vent du sud, et le dret à la mar, il voulait les fragrances de l'Orient, de l'au-delà de l'Aristotélité. Le regard du Très Haut pesait sur son âme, et il caressait les fugaces visions de harems, des courtisanes, des éphèbes aux peaux cuivrées. Une cithare égrenait des patenôtres d'ailleurs, de ces terres sans Christos, de ces soies damassées, et de la capiteuse myrrhe, des volutes d'encens, de toutes ces choses qu'il ne connaissait que par les récits des marins d'Aigues-Mortes, il s'abreuvait. Ivre de ces chimères, croyant bien avoir quitté ces rives où tout l'accusait...

Père, mère, pardonnez-moi...
Il froissa soudain la feuille, sans pitié, et porta ses doigts irascibles à ses lèvres.
Quel goût avais-tu, déjà ? De droite, de gauche, il semblait à Cristòl que l'on dansait la bourrée dans sa tête. Ah, maudit, maudit sois-tu, le Chandos de Penthièvre ! Pourquoi avec tant de femmes à mes pieds, pourquoi avec tant de vertu, ai-je cédé à ton libertinage ?

Quel goût avais-tu, déjà ? Celui du musc et de la sueur, celui de la force et de la détermination... Celui du vice et de l'abjection. Pourquoi tout cela était-il arrivé en parlant seulement de femmes ? Marguerite, Marguerite ! Pardonne-moi, pardonne à ton dévoué, à ton soumis, à ton filleul bien-aimé...
Les poings du jeune Sìarr tremblaient, et ses larmes redoublaient à chaque ébauche de reproche, à chaque argument prêchant contre lui. La chlorophylle dans ses paumes s'évanouissait, sans rien avoir libéré de ses prétendues vertus.

La rage du jeune homme n'en était que plus grande. Agité d'une détermination furibonde, d'une colère qui ne demandait qu'à se faire une place dans l'atmosphère si étrangement paisible du jardin, il tendit une main tentaculaire et referma ses phalanges hargneuses sur la plante. Il l'arracha sans aménité et sans que cela ne lui procurât la moindre satisfaction. Oui, ils voulait les orientales, et Sapho ! Il voulait rompre cette inversion de la Création, dont il était coupable, et dont il se ferait bientôt le pourfendeur. Il voulait violer Sapho, cette odieuse chaste-à-jamais.
Maculé pour de bon, et souillé dans sa chair, il n'aurait jamais assez de toute une vie de repentir.
Dans ses mains reposait inerte la verveine déracinée, et le gravier crissait...


-« Que fais-tu là ? Pourquoi es-tu parti ainsi ? Quel diable te donne des ailes, Cristòl ? »

La colère du Méridional sembla gonfler soudain, et puis s'évanouir, et ses épaules tombèrent, lasses, comme au sortir d'une longue maladie. Il contempla un long temps le gravier à ses pieds, conscient de la présence de Tithieu... Conscient que la lourdeur de l'air pouvait être balayée d'un revers de main, d'un mot, d'un clignement de cils. Conscient que tourner la tête serait déjà se donner des raisons de faire marche arrière.
Une énergie folle l'envahit, de ces pointes d'irrépressible fureur d'être et de désir, et le goût cette fois s'imposa à lui : c'était le riche et noble poivre, celui que les bateaux charriaient depuis les côtes des Indes...
Les doigts tristes de Cristòl se crispèrent sur la verveine dévastée, et d'un timbre respirant le désespoir, il mit fin au silence.


-« Tu es le diable, Tithieu. Tu prends, et tu jettes, sans que rien ne t'affecte, tout t'est dû. J'ai arraché cette plante à sa terre, et elle mourra... On ne peut la replanter, c'est trop tard. C'est trop tard, oui... Quelque chose est brisé. Tithieu... »

Une douleur asservie germait dans ce presque gémissement, et Cristòl esquissa un mouvement de tête vers le côté, il voulait le voir, ô ! Il voulait bien haïr jusqu'à cette hideuse cicatrice qu'il avait embrassée dévotement, il voulait bien haïr la musculature charnue qu'il avait parcourue de ses doigts curieux, de ses doigts fiévreux, de ses doigts amoureux. Il riva à nouveau son œil métallique sur la plante qui se mourrait.

-« Je suis là, parce que ça m'étouffe. »
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Chrysopale

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MessageSujet: Re: Les jardins d'Avignon   Jeu 11 Déc 2008 - 0:43

Chrys flânait dans les allées des jardins... comme étouffés, lui parvenaient les sons de la musique, des danses et des rires.
Elle profitait un instant du calme et de la sérénité des lieux, Célia tenant sa main. Le ciel, parfaitement clair, laissait apparaître des milliers d'étoiles. Le spectacle était magnifique.

Elle ferma un instant les yeux, inspirant à fond l'air froid. Elle sourit. Tout à coup, un bruit dans les fourrés attira son attention.
Elle tourna la tête dans cette direction, ne voyant de prime abord rien. Que... des fleurs abîmées? Etrange, les jardins étaient entretenus.

S'approchant doucement, elle sursauta en découvrant un... mais c'était quoi cet animal? Elle n'avait jamais vu pareille créature. Il avait un beau pelage blanc, et une cravate rouge très amusante. Il était en train de ... manger les fleurs... pourquoi pas.
Timidement, Chrys avança la main vers l'animal, lui parlant doucement pour le mettre en confiance.
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Serge

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MessageSujet: Re: Les jardins d'Avignon   Lun 15 Déc 2008 - 1:07

La lama flânait dans les jardins, véritable paradis pour herbivore !

Rassasié, soit aprés avoir dévasté quatre rangées de fleurs au parfum enivrant, il sursaute.

Proche de lui, une créature sur deux pattes. Comme dans la salle. Formé par sa propriétaire à les reconnaître par l'odeur, il renifle la main tendue.


" Snif, snif ! "

L'animal recule d'un coup. Inconnue! Amie? Ennemie?

Il plisse les yeux, effrayé.

Une seule issue, la fuite. D'abord, se faire oublier. Il repére une derniére fleur, rescapée de sa gourmandise, et se couche derriére, fier de sa cachette ... pas vraiment efficace !
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Chrysopale

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MessageSujet: Re: Les jardins d'Avignon   Mer 17 Déc 2008 - 0:48

Après l'avoir reniflée, voici que l'animal tentait de se cacher!

Chrys ne put s'empêcher de rire en le voyant se mettre à couvert, derrière la seule fleur qu'il avait laissée intacte. Très réussie la cachette.

Pas découragée pour un écu, elle continua son flot de paroles, la main toujours tendue. Elle avait maté des moutons revêches, et cet animal (bien que n'étant pas un mouton, elle n'allait pas lui faire cet affront de la comparaison) n'allait pas lui résister quand même. Elle rêvait de passer sa main dans le pelage, qui semblait très doux.

Comment lui faire comprendre qu'elle n'était nullement son ennemie? Les nobles ont bien leur blason pour se faire reconnaitre (encore eut-il fallu qu'il puisse les reconnaitre lesdits blasons), mais elle, qu'avait-elle?
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Serge

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MessageSujet: Re: Les jardins d'Avignon   Ven 26 Déc 2008 - 13:46

Cette fleur devant son museau ... La tentation était trop forte : d'un coup, il l'avale. C'en est fini de sa piètre cachette.

Au milieu d'un jardin dévasté, jonché de quelques pétales et tiges épargnés par l'appétit vorace du camélidé, se tiennent les deux protagonistes.

Face à la créature à deux pattes, il s'imagine tourner au-dessus d'un feu autour d'une broche, comme il l'a vu à certaines occasions chez sa maîtresse.

Drôle de moeurs que ces réunions de groupe de bipédes. Ils font beaucoup de bruit, mangent et boivent jusqu'à très tard. Sa sieste en est toujours troublée. Le pire est pour les petites bêtes bouclées qui paissent avec lui. Ce sont elles qui finissent dans les assiettes !

Il faut donc se méfier. Ce sont des animaux dangereux. Il pourrait cracher, en plus avec ce qu'il a ingurgité, il a de quoi faire mais ... la créature lui semble bienveillante.

Doucement, il fait un pas vers elle.
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belissende_de_biel

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MessageSujet: Re: Les jardins d'Avignon   Ven 26 Déc 2008 - 14:43

Belissende après avoir dansé pratiquement toute la soirée , eu envie d'aller faire un tour dans les jardins du château...



(hrp : je voulais faire un essai avec ma nouvelle signature et je m'aperçoit qu'on ne peut supprimer le post???)

_________________
Rebelle, Loyale, Fidèle, Aimante , je n'ai de barrières que celles que mon coeur erige...

*** Ignore ceux qui t'ignore , redresses toi et relèves la tête , tu n'est coupable que de trop aimer ***
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