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 Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance

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Maël De Morrigan-Montfort

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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Mer 26 Nov 2008 - 1:51

DameOceane a écrit:



Je crois que vous faites partie de l'escorte de la délégation bretonne. Bienvenue en Avignon. Je me présente, Océane da Pazzi, Sénéchal de la Garde Marquisale, chargée de la protection de notre Souverain. A qui ai je l'honneur?

Maël se redressa alors qu'il allait s'asseoir et de tout sa hauteur le colosse répondit:
-"Enchanté, je suis Maël De Morrigan-Montfort, Vicomte De Frozieg, Mestre d'armes, guerre et Maréchal de l'Ost De Retz...

Voici mon lieutenant d'arstillerie..."


Le colosse la regarda droit dansle syeux et dit:
-"Protection rapprochée hein?

Hum, j'ai bien connu l'office...J'ai été le emstre d'armes de la Garde Grand Ducale chargée de la protection de l'ancien souverain Gomoz....

Cette garde qui a fait tant de dégâts dans les rangs françoys il ya deux guerre de cela...

C'est un honneur et un plaisir de faire vostre connaissance"
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Chrysopale

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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Mer 26 Nov 2008 - 1:52

Chrysopale avait vu Yunette se lever, sans pouvoir réagir. L'attraper par le bras et lui demander de se rasseoir? C'eut été trop visible, autant ne pas attirer l'attention sur soi.

Eavan gérait bien la situation apparemment. Yunette avait été quelque peu retenue par la Comtesse, et elle en avait profiter pour demander à la Sénéchale si Yunette pouvait rester à leurs côtés. Elles étaient à l'autre bout de la table d'honneur, pas trop près du Marquis, cette requête leur fut donc accordée, au grand soulagement de Chrys.

Elle fit un signe de tête, accompagné d'un sourire, à Dame Océane pour la remercier. Elle aurait bien tenté d'engager la conversation, mais sur quel sujet? Elle ne l'avait que croisée jusqu'à présent. Et puis, la sénéchale devait certainement avoir beaucoup de travail.

Yunette s'était rassise aux côtés d'Eavan et Chrys. Et voilà qu'Eavan proposait Felipe comme gardienne d'enfant. Chrys ne put s'empêcher de pouffer de rire, tentant de se contenir.
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Deubs

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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Mer 26 Nov 2008 - 2:17

Durant son attente il croisa le regard de son epouse, il lui tendit la main qu'elle le rejoigne...

Tres chere si nous allions rendre notre salut a mon cher vassal et la dona de beausoleil...

ils firent quelques pas en leur direction passant proche du com du Languedoc longeant un mur, le Duc s'arreta

Coms il est nul utile de longer les murs pour profiter des joies de cette citee, sa beaute reside dans ses residants.... enfin pas ceux de tout en haut un petit sourire

Je ne sais si vous restez, mais si vous le desirez je vous invite a nous rejoindre a la table ou je me rends avec mon epouse..

il souria de nouveau, et se remit en marche vers Natale et Vero
Au plaisir, Com...
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La Balafre

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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Mer 26 Nov 2008 - 2:25

"Vous allez me trouver idiote... mais j'ai toujours dit la vérité et je ne peux pas mentir maintenant. Oui, j'ai un libre-arbitre. Pour les décisions qui m'échoient."

Illusions déçues. Non pas espoirs, car il n'avait rien à espérer de la Brocéliande. Mais illusions, illusions infondées qu'il s'estait constituées à partir de rien, à partir de la réputation de Driweg, des quelques mots échangés et du portrait qu'en avait dressé son fils. En quelques minutes, il s'estait prévalu du droit de l'analyser, de la juger. Et il avait jugé, hâtivement peut-estre. La première impression n'estait pas toujours la bonne, contrairement aux idées reçues. Elle se contentait fort bien de ce qu'elle estait, de ce qu'Aristote -ou plutost Amalric- voulait bien luy accorder, dans ses élans les plus charitables. Elle s'en contentait comme un animal chétif très tost apprivoisé et discipliné à vivre entre quatre murs.
On n'aspire pas à découvrir ce que l'on ignore, lorsqu'on a peur de l'inconnu. La peur, oui, c'estait de cet acier malsain qu'estaient faict les barreaux du carcan de Driweg. La peur de tout perdre, du confort à la reconnaissance des pairs, qui étreignait ceux de son rang jusqu'à suffocation. Il n'y a pas que les mal-nés qui se complaisent dans le servage ; mais d'une bretonne, par caricature éprise de libertée, il aurait espéré plus de fierté, plus d'amour-propre.
Mais selon les races, les pays, les familles, l'amour-propre ou la fierté, comme l'honneur et la gloire, n'estaient pas appréhendés de la mesme manière.
Certains auraient jugé qu'Amalric manipulait Driweg, d'autres qu'il la guidait. Tithieu se contenterait d'un silence méditatif. Après tout, il n'estait personne pour préjuger des raisons et intérests de la blonde. Tout juste pouvait-il regretter ce manque d'autonomie, et charitablement compatir. De par la naissance, tous n'avaient pas la chance d'estre comme luy foncièrement libres, et surtout d'avoir eu l'opportunité de cultiver sa liberté. Quoique luy mesme avait trouvé son maistre ; sa propre ambition ordonnait et régissait sa vie, reléguant au rang d'accessoire la liberté qu'il se targuait d'avoir pour compagne.


"N'avez-vous personne, Messire Chandos de Penthièvre, qui vous fasse agir naturellement pour lui avec la plus sincère abnégation ?"

Personne Altesse, personne que moy-mesme. C'est là bien égoïste affirmation, me direz-vous, mais l'amour que je porte à ma mère n'a jamais eu à souffrir qu'elle me donne des ordres. Sans parler de mon père, qui est un doux rêveur.


Sourire élargit au béat à l'évocation de sa mère, restée en Anjou, et de son époux Albéric. Mesme si, dans la réalité de son histoire obscure, il n'estait qu'un avorton issu d'une soirée trop arrosée, Albéric demeurait un père, d'héritage et d'affection. Mais ce père là estait l'antithèse d'un Amalric, préférant s'amouracher d'une cause libertaire plutost que de s'investir en politique, et rechignant mesme à contredire sa propre épouse.

Quoique maintenant que vous me posez la question, je pense que si mon vieil oncle le Duc Chiffré venait à me mander de mettre mon épée à son service, je le ferais sans réfléchir au danger ni à mon intérest. Il y a des gens qui ont ce pouvoir là...
Mais sinon, je n'ai jamais vécu que pour moy, et je continuerais de faire ainsi que je l'entends. Mesme mon Roy, s'il peut mander mon aide, ne peut me dicter l'empreinte dans laquelle je dois poser mes semelles. Je suis seul juge, avec Dieu.


Ce-disant, gravement, le visage marqué de ténébreux songes, il vit Cristòl s'éloigner. Son propre regard s'assombrit, couvert par un voile d'inquiétude mêlée de contrariété. Quel diable pouvait bien posséder le jeune Occitan, pour qu'il luy fausse ainsi compagnie au bout de quelques minutes seulement ? Evoquer la Marguerite luy avait esté si douloureux ?
Les pensées profondes d'un jeune Chevalier estaient énigmatiques. Qu'est-ce qui pouvait bien causer ces variations d'humeur soudaines ? Le surmenage ? Le chaos de ses relations sentimentales, desquelles ils s'estait plaint au Vicomte au cours d'une mémorable nuit de Novembre ?
Le Penthièvre l'ignorait, restant dans l'expectative à défault de pouvoir deviner ce que présageait ce soudain départ. Pour en avoir le coeur net, il faudrait s'en assurer soi-mesme. Jamais besogne ne serait aussi volontairement accomplie.


Je crois, Princesse, que je vais devoir vous quitter. Tous mes voeux pour l'advenir. Nous sommes appelés à nous revoir, je le pressens.
Dictes à vostre jeune fils de passer me voir à son retour en Bretagne, s'il traverse l'Anjou ; j'aime à échanger avec luy quelques opinions sur la politique du monde et théories sur la diplomatie des peuples. Il sera le bienvenu chez moy.


Sans s'ouvrir à une réponse de la Baronnez, pressé par le temps et par les pas de Cristòl qui l'éloignaient de luy à mesure que s'égrenaient les secondes, il fit volte-face dans un claquement sec des talons. Déjà, l'adolescent estait perdu de vue, aspiré par la foule qui s'amassait aux portes du banquet ; ses pas suivraient ceux de son ami, il avait à s'expliquer avec le Languedocien.
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Driweg Aliéniore

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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Mer 26 Nov 2008 - 3:06

Driweg laissa partir le Penthièvre sans mot dire et s'en désintéressa aussitôt. Elle prêta une attention particulière à chaque personne assise à sa table. Des sourires, des rires... La tête se mit à lui tourner et son souffle se bloqua dans sa poitrine à deux reprises. Elle écarquilla ses yeux verts mordorés. Quoi ? Maintenant ? Ici ? Non, ça ne devait pas arriver.
La jeune femme se leva en murmurant un discret "excusez-moi" et se dégagea de sa chaise. Passant tout près de son fils, elle l'embrassa sur la joue et s'éloigna. Elle demanda le chemin qui menait aux jardins à un valet encombré d'un plateau et fila dans la direction indiquée.
Au moment de passer l'encadrement de la porte qui l'éloignerait de la salle du banquet, elle eut un vertige et dut se retenir aux montants. Sans jeter de coup d'oeil dans son dos, elle se précipita dehors.

Elle concentra ses derniers efforts pour s'enfoncer dans le parc et aller se dissimuler sous un grand arbre centenaire. Puis elle s'appuya contre le tronc et cessa de résister. La crise la prit d'un coup. Bientôt, elle ne put plus respirer sans émettre un long sifflement inquiétant. Elle avait vécu ce moment cent fois déjà. Tout redeviendrait normal dans quelques instants. Sauf que d'habitude, Anton, son fidèle majordome, était à coté d'elle. Il tenait sa main et il lui répétait que tout irait bien. Il le répétait jusqu'à ce qu'elle y croit. Aujourd'hui, elle était seule...
Driweg plaqua une main contre son cœur et pria. Elle pria de toutes ses forces, mais pas pour que la crise s'arrête. Elle pria pour qu'un ou une amie vienne et lui dise que tout allait bien se passer.


[RP convenu avec le joueur de Richelieu : seul Ludovi de Sabran a remarqué le malaise de Driweg et vient la rejoindre. Merci de laisser les autres personnages finir leurs assiettes. ^^]
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Richelieu1
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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Mer 26 Nov 2008 - 3:30

Richelieu était encore debout lorsque Driweg se leva. Ludovi aurait juré que le jeune femme s'était levée brutalement. Elle écarta la chaise d'une manière assez soudaine et embrassa son fils. Quelque chose clochait dans les gestes de la jeune femme. Ludovi ne savait pas quoi, mais elle semblait pressée.

Ludovi s'inquiétait pour rien très certainement, mais il ne pût s'empêcher de la suivre du regard. Elle allait surement retrouver une amie dans la salle attenante se dit il.

Pourtant, ce n'est pas ce qu'elle fit. Elle demanda son chemin ce qui étonna grandement Ludovi. Ou la promise du marquis aurait elle besoin d'aller en cette heure ? Et notamment dans un endroit qu'elle ne connaissait pas. Lorsque Driweg agrippa le montant de la porte puis prit à gauche et non a droite comme pour aller dans une salle abritant une célébration, le Comte d'Apt s'excusa à son tour auprès des convives présents et décida de suivre Driweg.

Ludovi sortit à vitesse grandissante de la salle pour n'y trouver personne. Seul retentit à ce moment là un bruit de porte. A cette heure ci tout le monde était arrivé, ce bruit devait donc être dû à la futur Marquise.

De plus en plus inquiet, l'archevêque dévala l'escalier puis franchit la porte. Il vit dans le noir une ombre s'éloigner. La suivant tout d'abord, il se ravisa.

Peut être veut elle être seule quelques instants se dit il. il contourna donc un bassin et vint se cacher dans un bosquet avoisinant la position de la Bretonne. Celle ci était recourbé en avant, peut être avait elle quelque peine a dissimuler. L'archevêque culpabilisa de nouveau. Il espionnait sa futur souveraine. Eccoeuré de lui même il se devait de partir, pourtant il n'en fit rien.

Quelque chose cloche Ludovi répétait une voix dans sa tête. Il se campa ici, attendant le moindre signe suspect.

_________________
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Driweg Aliéniore

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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Mer 26 Nov 2008 - 3:43

Driweg était en larmes. Dieu que ce genre de crises était douloureux ! Un nouveau long et terrible sifflement déchira le silence puis elle fut prise d'une quinte de toux qu'elle tenta de masquer en plaquant violemment sa main contre sa bouche. D'un coté, elle voulait de l'aide mais de l'autre, elle se sentait si faible, si vulnérable, si humiliée... Une facette peu rutilante d'elle-même qu'elle ne tenait pas à montrer.
Sa vision se brouillait à force de pleurer, déchirée par la douleur, mais elle crut voir une silhouette humaine non loin. Pleine d'espoir, elle tendit une main tremblante dans sa direction.
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vero5

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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Mer 26 Nov 2008 - 3:46

Vero s'éclaire à sa question

Mon Espoir jamais tu ne change! Adriano va fort bien et s'il as pas semer son chaperon, il viendra sous peu nous rendre visite pour nous dire bonne nuit . Il se porte a merveille , si vivant et enthousiaste, j'avoue que parfois il arrive à m'exaspère mais forcement son patrimoine parentale est ce qu'il est!
Difficile de faire un ange de deux démons.
Et toi? tu me semble plus sombre, un poids se pose sur tes épaules ou est juste une impression?


Se sert et commence a déguster se qui se pose en abondance devant elle en évitant soigneusement la reine des mers dans leurs bain de soleil doré hèle un serviteur et lui demande discrètement de leurs apporter la cuvée cinq et de reprendre ce plat qui l'indispose pour le poser plus loin.
Admire la robe rubis du vin qui se déverse dans sa coupe et en vérifie le contenu, acquiesce.


La plage de Saint Maxime... As tu eu loisir d'y retourner?
J'en garde une très belle impression ..il y avait quelque chose d'irréel .. et si profondément vrai, un sentiment de paix et de chaleur si rare.
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Ingeburge

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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Mer 26 Nov 2008 - 5:36

[Castel d'Entraigues-sur-la-Sorgue, Comté de Carpentras]

Le lourd coche armorié avait enfin pris la route d'Avignon. Non pas que sa principale occupante fut particulièrement pressée, elle n'avait que faire d'être en retard à un événement qu'elle estimait ne pas la concerner. Oh, elle savait bien qu'il s'agissait de fêter l'indépendance et à cette évocation, sa bouche prit un pli amer et ses pensées vagabondèrent dans le passé... Que restait-il de ce formidable élan? Que restait-il de l'atmosphère de l'époque? L'héritage avait été gaspillé et dénaturé, l'air était désormais vicié et voilà qu'elle s'enfonçait droit vers la puanteur avignonnaise. Alors, pourquoi aller souffrir là-bas en constatant que les valeurs indépendantistes avaient été travesties? Pourquoi aller se faire du mal en notant combien le règne de Merlin le Grand était loin?
Mais pour foutre la merde, ni plus ni moins. Elle n'avait pas d'idée préconçue, elle n'avait pas de plan mais elle savait combien sa présence serait peu appréciée et combien ce que glisseraient ses lèvres au doux incarnat mettraient mal à l'aise certains. Mais c'était là son droit le plus strict, cette indépendance, elle l'avait votée et en tant que noble provençale, elle lui appartenait comme elle appartenait à n'importe quel pécore du coin. Elle s'était trop longtemps tue, elle avait laissé trop longtemps l'histoire provençale être foulée aux pieds par ceux prétendant la protéger tant par fatigue que par ce devoir de réserve qu'elle était tenue de respecter depuis qu'elle était prélat.

La Provence était loin désormais, elle était partie plus haut dans le nord, écœurée et déçue, cherchant à oublier, se mettant volontairement en danger alors que son cœur saignait d'être loin de ses terres adorées. Il lui importait peu que le Lion de Juda ait juré sa perte, c'était un moyen de s'enivrer et de fuir le fait que la Provence était bien plus importante pour elle qu'elle ne voulait en convenir.
Et c'est parce que même exilée volontaire, son âme et ses pensées étaient toujours à Carpentras ou à Saint-Raphël et elle se rendrait à la mascarade marquisale, elle foulerait à nouveau le sol détesté et chéri à la fois.

Elle prit son miroir à main vénitien et scruta un instant son visage légèrement fardé dans le verre dépoli, suivant d'un doigt la ligne élégamment épilée de ses sourcils. Elle tendit ensuite le précieux colifichet à la suivante qu'elle avait acceptée en sa voiture et celle-ci, jetant un regard terrorisé à sa maîtresse, s'empressa de le ranger dans un petit coffret clouté.
Ingeburge tira légèrement le rideau de velours cramoisi la dissimulant aux regards extérieurs, contempant d'un œil froid le paysage s'étirant à perte de vue puis le laissa retomber après quelques secondes d'observation. Elle avait désormais quitté son fief, s'enfonçant dans celui, honni, d'Avignon. La route ne serait plus très longue maintenant, c'était bien là le seul avantage - et Dieu qu'il ne compensait pas les inconvénients - d'être la voisine frontalière du domaine comtal concédé au Marquisat.

Fouillant dans son aumônière, elle en extirpa un chapelet. Celui-ci était simple et rudimentaire mais pour elle, il avait une valeur particulière. Il lui avait été remis par un vieux pèlerin qui s'était alors arrêté à l'Abbaye de la Celle afin de recevoir la charité. Ce rosaire ne l'avait jamais quitté bien qu'on lui en ait offerts de forts beaux par la suite.
Elle ferma les yeux et commença à jouer avec les grains du chapelet, ses lèvres bougeant à peine alors qu'elle s'abîmait dans la prière.



*
* *


[Comté d'Avignon]

Le carrosse et son escorte pénétrèrent sur la grande place d'Avignon, opérant un large demi-cercle puis s'immobilisèrent devant l'entrée principale de la bâtisse où devaient se dérouler les festivités.
Un des gardes mit pied à terre et vint prestement ouvrir la portière. Ingeburge émergea, sombre apparition, la tête recouverte d'une capuche bordée de dentelles. Elle posa sa main fine sur le bras tendu du garde puis descendit avec précautions. Sa suivante suivit aussitôt, coffret de voyage sous le bras, bientôt rejointe par une seconde qui avait voyagé dans une autre voiture.
A en juger l'état de la grande place et au vu du peu de monde y circulant, le discours devait être terminé depuis quelque temps déjà. Les réjouissances avaient dû débuter et Ingeburge laissa échapper un léger rire de satisfaction en se gourmandant - faussement - d'avoir manqué la loggorhée verbale marquisale.

Les trois femmes et les deux gardes entrèrent sans plus tarder. On leur indiqua où le gros des invités se tenait et on leur expliqua comment les rejoindre. Ingeburge n'était que peu familière des lieux, bien peu encline à joindre les quelques personnes pratiquant une cour assidue et déplacée auprès du maître des lieux et elle suivit docilement les membres de sa suite.
Le petit groupe déboucha non loin de la salle de banquets après avoir enfilé quelques corridors à la décoration bien trop surchargée selon les goûts bien tranchés de la Còmtessa.

Ils s'arrêtèrent, les gardes se plaçant de façon à masquer leur maîtresse. Les suivantes s'affairaient déjà. L'une ouvrait le fermail ouvragé retenant le col de la mante d'Ingeburge, ôtant ensuite le lourd manteau, retirant les gants et débarassant la robe de sa maîtresse des quelques faux plis indésirables. L'autre arrangeait la coiffure de la jeune, femme, ajustant le simple bandeau d'orfèvrerie ceignant son front. Les cheveux sombres d'Ingeburge avaient été divisés par une raie médiane et chaque masse soyeuse avait été tressée, un ruban de velours noir ornant chacune des longues nattes. Comme de coutume, elle était revêtue de noir et si elle allait détonner parmi les convives aux habits chatoyants, peu parmi ces derniers pouvaient rivaliser avec elle en matière de qualité et de richesse des tissus. L'ascétique Cardinal ne s'était jamais départie de son goût pour les belles choses et elle faisait venir à grands frais des provinces italiennes de quoi se parer avec soin. En ce jour d'une liesse qu'elle ne partageait point, elle avait revêtu un bliaud très ajusté en cendal noir qui s'épanouissait sur l'arrière en une longue traîne ourlée de fourrure de loup. Les manches évasées sur les poignets et le col en V étaient réhaussés de broderies noires. Les seules touches de couleurs se trouvaient à ses doigts, chacun orné d'une bague. On pouvait y voir briller à l'annulaire gauche l'anneau cardinalice et au droit, l'améthyste épiscopale. Elle avait délaissé sa médaille pourpre de cardinal, souhaitant clairement indiquer qu'elle était là à titre privé et non officiel.
Et elle se laissait faire, habituée à ces instants d'abandon qu'elle appréciait à leur juste valeur. Mais en ce jour, elle se sentait mal à l'aise, elle en était venue à se demander si sa présence était pertinente. Elle avait encore succombé à son mouvement premier. Bast, elle était désormais prête... ou presque et elle devait faire son entrée sous peu. Maintenant qu'elle était là, autant se montrer.
Elle passa devant ses gardes et là, écartant légèrement les bras, attendit que l'un d'eux lui passe son épée d'apparat. Le baudrier en cuir travaillé fut attaché autour de sa taille et elle resta un instant absorbée par l'éclat des pierreries ornant le pommeau. " Par la sainte volonté de Dieu " , c'était ce qui avait été gravé en un coin de la lame forgée en Terre Sainte et sentir le poids familier de l'arme sur sa taille l'apaisa quelque peu.

Elle soupira néanmoins, tant pour évacuer la tension l'envahissant que pour marquer son agacement. Des bribes de conversation venaient de lui parvenir et elle regarda les personnes qu'elle avait entendues, cherchant à capter davantage de renseignements. Ses sourcils se froncèrent, ainsi donc il avait osé! Non pas que l'annonce de son mariage ne l'émouvait plus que cela, depuis le temps qu'il devait se faire. Certes, elle avait son opinon sur le sujet, considérant politiquement qu'une alliance avec une princesse italienne eût été préférable et estimant en tant que prélat qu'il aurait dû épouser une des femmes qu'il avait engrossée. Non, ce qui l'énervait, c'était qu'il s'était servi de l'anniversaire de l'indépendance pour le faire. Elle n'en était pas étonnée mais cela montrait bien qu'encore une fois, l'héritage de leur lutte avait été souillé.
Elle haussa vaguement les épaules, désabusée et glissa quelques ordres à ses filles et à ses gardes.

Et c'est seule qu'elle fit son apparition dans la salle de banquets. Elle resta un instant sur le seuil réfléchissant à la conduite à tenir. C'est là qu'elle croisa une jeune femme blonde qui ne lui semblait pas inconnue et qui s'arrêta un instant, visiblement prête à défaillir. Ingeburge n'eut pas le temps de tendre la main vers elle que celle-ci s'était déjà éloignée. Une lueur amusée s'alluma soudain dans le regard d'Ingeburge, elle pouvait enfin mettre un nom sur les traits de la jeune femme dont elle avait vu le portrait il y a plusieurs mois déjà. Il s'agissait là de l'infortunée élue promise à la concupiscence et à la débauche de Lordfear.
Ingeburge repoussa les pensées degôutées qui lui venaient et observa les lieux où régnait le brouhaha.

Malgré le nombre de personnes attablées, la presse était relativement importante et il lui faudrait se frayer un passage parmi les invités. Elle regretta soudain de ne pas avoir gardé à ses côtés les militaires de son escorte, souffrant par avance de la promiscuité avec la foule hétéroclite et bigarrée.
Elle bifurqua donc sur un des côtés de la pièce, songeuse et indécise. C'est ainsi que tête légèrement tournée sur le côté, cherchant du regard quelques connaissances, la Princesse ne vit pas l'homme qui longeait le mur dans sa direction. Il avait été arrêté à peine quelques instants par le Duc de Gascogne qui s'éloignait déjà et comme elle ne marchait pas trop vite, le choc ne fut pas violent quand elle le heurta.
Elle porta aussitôt sa main baguée à sa bouche, légèrement confuse puis balbutia :

_ Mille excuses Monsieur, je ne portais pas attention à ce qui m'entourait.
Laissant retomber sa main, elle le fixa de ses yeux clairs, détaillant son visage et s'attardant un instant sur son regard peu commun. Il portait couronne et malgré toutes les relations qu'elle entrenait, elle ne pensait pas le connaître ou l'avoir déjà croisé.

Consciente soudain de ce que son examen pouvait avoir d'inconvenant, elle sentit une légère chaleur envahir ses joues. Mais elle se reprit de suite et son instant de faiblesse passa. Son regard redevint froid et vide, elle avait recouvré son habituel empire sur elle-même, empire qu'elle avait perdu sous l'effet de la surprise.
Elle dit alors :

_ Je ne pense pas vous connaître mais il ne me semble pas que vous soyez un familier des lieux... Cela nous fait déjà un point en commun et je puis vous dire que c'est là une qualité certaine.

Et elle se tut, totalement consciente cette fois que ses yeux couleur d'angélique examinaient à nouveau le visage aux traits purs de son vis-à-vis.
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Chika

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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Mer 26 Nov 2008 - 9:59

Citation :
Je crois que vous faites partie de l'escorte de la délégation bretonne. Bienvenue en Avignon. Je me présente, Océane da Pazzi, Sénéchal de la Garde Marquisale, chargée de la protection de notre Souverain. A qui ai je l'honneur?

Chika n'avait pas entendu la dame lui parler avec tout ce monde. Quand le maréchal se leva et alla se présenter, la jeune fille se leva à son tour.

Elle laissa le maréchal parler à la Sénéchale et prit ensuite la parole.

Je me présente également : Chikaka de Kreneg-Montfort, comme l'a dit le Maréchal, lieutenant d'arstillerie de l'Ost de Retz et garde personnelle de la Baronne Driweg-Aliéniore pour cette cérémonie.

Je suis ravie de faire votre connaissance dame Oceane da Pazzi. Je vous prie d'excuser mon retard pour vous répondre. Je n'avais pas entendu votre question.


La jeune fille esquissa un sourire...
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Edorazio

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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Mer 26 Nov 2008 - 12:56

Edorazio n'en revenait pas : Oceane l'avait tout simplement ignoré !
Allons, reprend toi ! s'admonesta-t-il. Elle avait du, tout simplement, ne pas l'entendre, parmi le brouhaha ambiant.

Et puis, après tout, il saurait bien se placer lui-même ! S'il se mélangeait à la fois aux bretons et au vin, il risquait fort de laisser échapper des bétises. Des bribes de souvenirs, des récits guerriers... Déjà, lui revenait en mémoire quelques exactions commises par ses hommes : lorsqu'on pillait une ville ou un village, il était bien difficiele de les empêcher de massacrer "un peu" la population, ou de violer à leur guise. Celui qu'on appelait alors "le Signore Édoras" avait toutefois trouvé une parade : il louait des ribaudes pour qu'elles suivent ses troupes. Mais ça ne suffisait qu'à moitié... et puis, elles avaient presque toutes la véroline.

Secouant la tête pour chasser ces joyeux souvenirs, Edorazio fit signe à Altina de garder leur fils, et s'approcha du Marquis. Sans nulle gène, il se pencha à son oreille et murmura :


Maiestat, j'aimerais, avec votre permission, déclamer un poème en l'honneur de votre promise, au moment du dessert. Je gage dix écus que cela saura lui plaire.

D'aucun ce seraient offensés de cette proposition. Mais le florentin n'était pas du genre à s'inquiêter pour rien. Il se contenta d'offrir un sourire à son Souverrain, et de s'incliner à nouveau.

Veuillez recevoir, Maiestat, tous nos voeux pour votre union. Et, comme on dit là où je suis né : Auguri et figli mascoli !

Derrière, Rhety avait disparu. Les Da L'Escala et les Franchimont se trouveraient bien une table avec quelques Cianfarano... Un instant, l'envie de s'installer près de la Baroùna Eavan et de ce colosse breton, le prit. Lui s'entendrait sûrement bien avec ces gens d'armes... mais qu'adviendrait-il de sa promise ?
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Riwan Nathan

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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Mer 26 Nov 2008 - 16:15

Les mots de la Duchesse résonnaient encore dans mon oreille. "Enfant". Avec quiconques d'autres, j'aurais été blessé, et il ou elle aurait payés: la Duchesse-Marquise-Comtesse était la seule que j'autorisais à me taquiner en public.
En temps normal j'aurais répondu du tac-ô-tac, mais un pressentiment m'avait poussé à aller voir Maman.


Je suis non loin d'Elle. Elle me tend la main. Je la prends pour la lui baiser.

Madame ma mère, pardonnez mon retard. J'ai été retardé.

J'entends quelqu'un s'adresser à moi. Je me retourne pour lui faire face.
Citation :
Hum, Votre altesse ? Pardonnez moi, Ludovi de Sabran, Comte d'Apt. Prenez place je vous en prie. Je vais m'installer un peu plus loin.
Il me laisse sa place. Je suis impressionés par la bienséance de la noblesse provencal.
Comte, Comte... inutile d'aller plus loin, je suis persuadés qu'un valet va bientôt trouvé un siège à rajouter.
En disant cela, j'adresse un coup d'oeil insistant au premier que je vois. Il comprend.

Maman s'en va. Elle m'embrasse. Je lui souris, tout à plein rassurés de son amour.
Un pincement au coeur. A Aristote, que cela sera dur quand elle quittera la Bretagne ! J'ai pendant longtemps hésité à la suivre. Mais les terres familiales bretonnes doivent être gérées, et puis ma carrière se lance là bas.
Mais je suis de nouveau attirés par cette Provence, son soleil, sa noblesse, sa quiétude... Et puis il y a Maman.
Ah qu'il est dure de faire un choix !

Et pourquoi choisir ? La paix avec la France étant signés, je pourrais voyager sans difficultés, certaines années je pourrais être en Bretagne, d'autres en Provence. L'idée est attirantes.



Pendant que je songeais à tout cela, le Comte a disparus. Je n'ai personne à qui parler...
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Lordfear
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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Mer 26 Nov 2008 - 19:06

Dites moi votre Majesté, donnez moi un peu de détails quant à ses noces... Se dérouleront elles ici ou bien en Bretagne ? et votre voyage de Noces ?

Peut être suis je un peu trop indiscrète...


La Duchesse de Bretagne venait ainsi de lui poser ces questions. Il répondit, avec un sourire.


Vous n'êtes point indiscrète Votre Grandeur, car moi même je n'en ai aucune idée!

Il rit doucement


J'avoue honteusement totalement déléguer l'organisation de ce mariage à Driweg. Ce mariage fait écho à l'indépendance de la Provence et de la Bretagne, donc il faudra que l'évènement se place sous cette seule et même égide. Je crois qu'il était opportun d'annoncer cette union lors de la célébration des deux années d'indépendance de la Provence, car l'on reste dans le même univers de "Symbole", ce qui est particulièrement important pour des peuples pour qui l'indépendance est souvent portée par des valeurs et des aspects symboliques.

M'enfin, je délègue..j'aurai un mot à dire tout de même.


La Duchesse était d'une grande beauté, et il s'étonna de ne pas la voir accompagnée

A mon tour de faire dans l'indiscret..je ne vois point d'époux à vos côtés ce soir. La Duchesse de Bretagne serait donc célibataire? Aucun noble breton n'a eu la présence d'esprit de vous faire une demande?


A ce moment là, il aperçut le Primat de SRING débarquait dans la salle du banquet. Entrée théâtrale, comme à son habitude, il était étonné de la voir icelieu. Alandaros aurait été limite bien plus le bienvenue. Cela faisait des lustres qu'il ne considérait plus Ingeburge comme provençale, elle qui s'étouffait boulimiquement d'une vision soit disant puriste de l'indépendance, avait été la première à vouloir prostituer la Provence en affirmant que la proposition d'autonomie de l'Empire était une excellente chose, en se réjouissant durant un temps de l'absence d'archevêques en Provence...un plaisir à cracher sur la Provence, à abonder dans le sens des étrangers crachant sur la reconnaissance de la Provence, comme malheureusement beaucoup de Provençaux partis à l'Etranger...des "rageux" comme dirait Océane. En pensant à Océane, il songea à lui demander de la foutre dehors, ce qui aurait pût être relativement drôle, mais ce qui aurait crée un incident que cette fête de l'indépendance ne méritait pas. Il se désintéressa rapidement de l'ancienne épouse d'IVR, quand Edorazio vint lui faire une demande.


Maiestat, j'aimerais, avec votre permission, déclamer un poème en l'honneur de votre promise, au moment du dessert. Je gage dix écus que cela saura lui plaire.


Et bien...ma foi..je ne pense pas que cela dérangera quelqu'un...ceci dit


Il s'approcha de l'oreille de l'Excellence


Méfiez vous néanmoins des jets de foie gras. Il y'a un certain nombres de personnes "énervés", voir aigris ce soir. S'ils n'apprécient pas vos vers, vos vêtements risquent d'en pâtir.


excusez-moi


Driweg sortait de table. Peut être souhaitait elle prendre l'air tout simplement. Il ne s'en inquiéta pas plus, pour le moment.

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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Mer 26 Nov 2008 - 19:31

A peine était-il sorti de la salle des festivités qu’un valet s’approcha de Rethy et lui chuchota ces quelques mots…

Sieur de Cianfarano, vous êtes attendu à l’intérieur de la pièce… Partir d’un Banquet fêtant l’indépendance, ce n’est pas un bon symbole ! S’il arrivait malheur à votre Frère, vous vous en voudriez toute votre vie !

Rethy soupira…Mais on n’allait jamais le laisser en paix ! C’était pitoyable ! En plus, utiliser l'argument familial...Arff! Il réajusta sa veste, respira un bon coup…Et refit une entrée…

La question du protocole se reposait, bien évidemment. Il sortit de la poche de son mantel un jeu de tarot, en tira discrètement une carte…Le Roi de Coupes !Mais qui, crénom, qui pouvait être la personne désignée par cet arcane ?

Il se mit dans un coin de la salle…Observant, contemplant les visages ; cherchant un signe, une évidence, un sourire peut-être…
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Chrysopale

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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Mer 26 Nov 2008 - 20:27

Chrysopale s'était retournée un instant pour dire quelques mots à l'un des valets servant à table. Ce faisant, elle vit Rethy sortir de la pièce. Où allait-il donc?

Le valet partit, mais elle fixa encore un instant la porte. Y avait-il un quelconque souci? Les personnes semblaient plutôt entrer que sortir...

Il entra à nouveau, regardant autour de lui... semblant... perdu?

Lorsqu'il tourna la tête dans sa direction, elle lui fit un petit signe, accompagné d'un sourire.
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Deminerve

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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Mer 26 Nov 2008 - 21:04

C'est ainsi que Deminerve apprit qui était la compagne de Max-Xyl, une bonne chose à raconter lors des débats à l'assemblée des nobles. Cette seule pensée résuma bien le travail qui s'y faisait. il sourit, il ne s'attendait pas à voir Crystale répondre, c'était mieux ainsi.

Pourquoi pas, nous en serions honnoré.

Il écouta alors l'annonce du menu, tout en se dirigeant vers la table. Un peu déçu, tous ces plats étaient bien bons, mais il ne les supportaient pas. Il retira légèrement la chaisse, la laissant s'assoir, il s'assit ensuite à son tour. A peine assit, des "ohh" et des "haaa", même des "non, pas elle" se firent entendre dans les tables les plus éloignées de la table des grands. Deminerve sourit, il se retourna discrètement. Son sourire disparut aussitôt, laissant en même temps échapper quelques mits à peine descriptibles.

Impossible, que fait-elle en Provence?

Il s'en remit rapidement. Non pas qu'il en était triste, mais il ne s'y attendait pas. Il n'avait pas à se trouver là, assis à part, alors qu'elle entrait dans la salle. Au contraire, il aurait dû lui faire honneur en l'annonçant. Perdu dans ses pensées, il ne se rendit pas compte qu'on le regardait.

Excusez-moi, il faudra que je vous présente ma suzeraine. Elle peut paraître froide, mais au fond, ce n'est pas le cas. N'est-ce pas Major?

Il avait perdu son nous, devenu si habituel...
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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Mer 26 Nov 2008 - 21:39

Rethy s’approcha de Chrysopale, extrêmement souriant. Il avait déjà sympathisé avec celle-ci lors de leurs multiples rencontres à Marseille, et il était heureux de constater qu’elle ne l’avait pas oublié.

Supprimant tout protocole, il l’embrassa sur les deux joues, et s’assit à côté d’elle, tout en lui murmurant…


Un grand merci de m’accueillir…Je suis toujours mal à l’aise devant ce type de cérémonies. Trop de monde, trop de traîtres au Marquisat…C’est monstrueux !

Puis, il ne put s’empêcher d’ajouter…

En me lançant des énergies de bienveillance, tu sauves la ville de Marseille .Oui oui ! Je suis certain que je serais tombé en crise de mélancolie pendant au minimum trois semaines ! Sans compter l’écriture de treize poèmes morbides dans le Musée !

Il regarda la Présidente de Comité des Cigales...Elle était de plus en plus belle! Puis ses yeux dévièrent vers son futur neveu, Riwan Nathan...
Ce dernier semblait bien seul...Cianfarano essaya d'attirer son attention en agitant avec prestance un mouchoir en dentelle de Bruges.
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kalaha

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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Mer 26 Nov 2008 - 22:38

Le regard perdu dans la foule, Kalaha aperçu Rethy. Il semblait désemparé de solitude, mais elle était dans l’incapacité de bouger. Puis elle le vit se diriger vers une jeune femme, tandis qu’Eavan lui murmurait ces quelques mots...

Kalaha, je ne crois pas avoir eu l'occasion de vous remercier de ce que vous avez fait pour moi. Il est inutile que je vous précise que vous pouvez compter sur moi si vous avez besoin de quoi que ce soit.

Elle n'en avait effectivement jamais douté
Notre confiance réciproque est profonde, et ce n’est pas un hasard si nous voici à côté.

Tandis qu'Eavan semblait chercher l'attention de la Sénéchale, elle se tournant vers Maitwess,
Vous avez l’air de vous ennuyer autant que moi Mait, n’auriez vous pas quelques histoires croustillantes pour nous distraire un peu ? Avez-vous goûté la dernière trouvaille…humm potion… de Minos?


[RP Je rappelle que je suis médecin, si ça peut servir....]
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Chacha de Guérande

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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Mer 26 Nov 2008 - 23:04

La Duchesse écouta avec intention les explications de sa Majesté quant aux préparatifs du mariage, elle acquiessa sans dire mot juste le sourire, il est vrai que son amie Dri n'aurait pas la pareille pour organiser dans les détails des noces princières.

A mon tour de faire dans l'indiscret..je ne vois point d'époux à vos côtés ce soir. La Duchesse de Bretagne serait donc célibataire? Aucun noble breton n'a eu la présence d'esprit de vous faire une demande?

La Duchesse tritura discrètement le pli de sa robe du bout des doigts. par Aristote, ce qu'elle n'aimait pas ce genre de questions tandis que son interlocuteur échangeait quelques phrases avec une connaissance. Elle jeta un regard en coin vers Riwan, sans interlocuteur. Sans aucun doute, il devait écouter se dit elle et devait se languir voir se moquer de "sa future vassale préférée" ou encore fantasmer le mariage à laquelle il la destinait de force. Allait elle éluder ? Allait elle répondre franchement ? arg, elle maudissait à cet instant même les convenances. La fuite n'était point possible.
Ses joues se rosirent légèrement, elle ne put s'empêcher de toussoter.

Comment dire...

Par Aristote, ce qu'elle était génée. La Duchesse ne put s'empêcher de baisser légèrement le ton de sa voix.

Je prend très à coeur le serment d'union devant Aristote. Tellement à coeur que je fuis le mariage comme la peste car je reste persuadée que pareille promesse ne puisse se tenir éternellement.

Elle n'en dit pas plus. Comment dire à un inconnu si illustre soit il qu'elle préfère mille fois aller à confesse plutot qu'envisager quelconque mariage qui se terminerait irrémédiablement par les chemins de l'officialité. Lorgnant son blondinet du coin de l'oeil et rajouta un peu plus fort tout en souriant au promis de son amie.


Il n'est pas né celui qui me forcera à me marier.

Elle trempa ses lèvres dans le délicieux vin provençal. Ce que ce genre de conversation lui donnait chaud.
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Maitwess

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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Jeu 27 Nov 2008 - 0:31

Alors que revoilà la sous-préfète Comtesse Illustre.

- Bonjour Baronne ! Veuillez me pardonner si je ne vais pas vu tout à l'heure, je suis arrivée très tard et n'ai pas encore passé dans toute la salle. J'espère que vous allez bien !

Faisant un sourire poli à celle qui fut son amie avant de devenir la filleule de son époux, elle répondit avec sang froid.
Oh, bonsoir Còmtessa, ne vous en faites pas, je n'avais même pas remarqué.
Un mensonge éhonté bien évidemment, mais il était hors de question de paraitre vexée. Et puis, elle avait tout de même connu Led, autrefois, et se doutait que si elle ne l'avait saluée, ni même la rectrice à ses côtés, c'était certainement par inadvertance.

Elle la regarda s'asseoir à sa table, à peine quelques sièges plus loin, et se retourna vers Kalaha qui lui parlait.


Vous avez l’air de vous ennuyer autant que moi Mait, n’auriez vous pas quelques histoires croustillantes pour nous distraire un peu ? Avez-vous goûté la dernière trouvaille…humm potion… de Minos?

Ah Minos... Ce nom ne manquerait de faire naitre un sourire sur ses lèvres. Depuis le temps...
Hum...eh bien, pas encore, mais comme vous nous mettez régulièrement l'un après l'autre en cours, la prochaine fois je ne manquerai pas de lui demander !
Mais au fait, j'ai entendu qu'il y aurait une petite cérémonie pour son diplôme. Quelle fierté !


Les yeux en l'air, l'index sur la bouche, Mait se mit à réfléchir.
Des potins...hum...il y a encore quelques mois, j'aurais été intarissable à ce sujet. Mais là, vous me prenez au dépourvu...
Elle se pencha vers la rectrice pour parler plus bas.
Enfin...j'ai bien remarqué quelques étudiantes plutôt empressées d'aller suivre les enseignements de ce cher Minos justement. Et après les cours, je les vois régulièrement glousser dans les couloirs, attendant qu'il sorte.
J'en ai même vu une dénouer le haut de son décolleté avant de se rendre en cours.

Je me demande d'ailleurs si Nyu...

Elle ponctua sa déclaration d'un franc sourire.
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altina

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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Jeu 27 Nov 2008 - 1:44

Altina attendait patiemment dans un coin de salle, son fils accroché à sa main quand elle vit un mouchoir s'agiter de l'autre bord du banquet. Elle plissa les yeux, fatiguée par sa charge de maire de Marseille, et s'apperçut qu'il s'agissait de son Parrain!!

Elle prit son fils sous le bras et se dirigea vers Rethy qui semblait se mouvoir afin d'interpeller quelqu'un.

Elle arriva près de lui:

Et bien, mon cher Parrain!! Tu n'avais tout de même pas l'intention de quitter ce banquet! Je ne sais où me mettre peut-être près de toi, si tu n'en vois pas d'objection? Après tout nous faisons partis de la même famille aristotélicienne. Grâce à nous les de Cianfarano et les de Franchimont sont plus ou moins liés. Qu'en penses-tu?

Elle posa Alessandro au sol qui partit se cacher derrière Rethy... Elle ne put alors s'empêcher de rire doucement.

Tu vois? Même Aless est d'accord...
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Richelieu1
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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Jeu 27 Nov 2008 - 2:11

Ludovi prit soudainement peur. Driweg lâcha brutalement un long sifflement et une toux qui ne lui disait rien de bon. La Marquise se sentait très mal et c'est alors qu'elle tendit une main vers lui.

Son sang ne fit qu'un tour, il s'avança et attrapa cette main. A ce moment Ludovi eut une peur bleue.

Driweg semblait pratiquement étouffée. Il avait vu étant enfant un de ses camarade écrasé par des débris d'une bâtisse en ruine dans lequel il jouait.

Le visage de la Marquise lui rappela ce visage au bord de l'étouffement. Elle était livide.


Il sentit la panique monter en lui. Que pouvait il bien faire bon sang. Avait elle été empoisonnée ? Ludovi n'aurait pu le dire, il était loin d'être médecin.

Majesté ? Ca ne va pas ? Que puis-je faire ?
Il lui serra la main et tenta de régler le problème comme lorsqu'il réglait jadis les siennes lors de son apprentissage au combat. Majesté, inspirez dit il en lui serrant la main. Puis tout en relâchant la main il lui dit Expirez.

Il répéta cela une dizaine de fois inlassablement. Il était prêt à donner l'alerte, mais il se refusait à laisser Driweg pour l'instant.

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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Jeu 27 Nov 2008 - 2:43

Driweg allait vraiment tourner de l'œil lorsque le jeune Ludovi saisit la main qu'elle avait tendu au hasard dans le brouillard qui l'entourait. Elle n'eut pas tout de suite conscience de quoi il s'agissait mais ce geste la sauva sans nul doute. Elle avait l'envie terrible de s'accroupir pour au moins se débarrasser de l'effort d'être debout mais les médecins lui avaient répété cent fois que c'était un très mauvais réflexe. Soudain, elle entendit une voix. Quelqu'un l'avait donc rejointe et c'était bien une main chaleureuse et réconfortante à laquelle elle s'agrippait désespérément. Elle ne pouvait lui répondre mais elle pouvait se concentrer sur les mots qu'elle prononçait. Inspirez... Expirez... Anton lui disait la même chose pour calmer ses crises. Est-ce qu'Aristote avait envoyé Anton pour la soutenir ?
De longues minutes s'écoulèrent encore avant que les horribles sifflements ne cessent tout à fait et que Driweg retrouve une respiration normale. La crise était passée. La douleur qui déchirait son cœur et ses poumons disparut comme elle était venue. La bretonne était tranquille à présent... jusqu'à la prochaine fois.
Elle sortit un mouchoir de soie brodé de ses initiales d'une poche dissimulée dans les plis de son impressionnante robe et s'épongea rapidement le front. Soudain, elle parut s'apercevoir de la présence de Ludovi et sursauta en lâchant sa main.


_ "Messire de Sabran ?

Reconstituant peu à peu la scène à l'aide de brides de souvenirs, la jeune femme eut un hoquet et baissa la tête. Elle regarda autour d'elle comme pour s'assurer qu'ils étaient seuls et s'approcha de Ludovi qui essayait de se remettre de ses émotions pour lui glisser :

_ "J'ai vraiment honte, Comte. Vous ne pouviez pas me voir en plus grand état de faiblesse... S'il vous plaît, ne parlez pas de mon étrange mal. Mon fils et mon père ignorent tout. Personne ne sait, hormis mon fidèle majordome."
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Cristòl

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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Jeu 27 Nov 2008 - 2:55

Dans sa marche vers la sortie, résolue et se voulant discrète, le Coms de Lengadòc fut arrêté par un homme auquel il n'avait pas été présenté, mais qu'il devina être Gascon, peut-être même le plus grand, à voir les armes qu'il portait.

-« Coms il est nul utile de longer les murs pour profiter des joies de cette cité, sa beauté réside dans ses résidents.... enfin pas ceux de tout en haut. Je ne sais si vous restez, mais si vous le désirez je vous invite à nous rejoindre à la table où je me rends avec mon épouse. »

Légère inclinaison de la tête, et ces mots laconiques :

-« Merci bien... J'allais sortir me rafraîchir, j'y penserai en revenant. »

Et d'aller son chemin... Il espérait bien gagner au plus vite la suffocante ambiance de ce banquet, et c'était bien pour tout sauf la chaleur. La chaleur, il la connaissait, lui qui tutoyait le soleil méridional. Les formes alentour étaient vagues, et la femme qu'il heurta lui avait semblé, l'instant d'avant, être partie du décor.

-« Mille excuses Monsieur, je ne portais pas attention à ce qui m'entourait. »

Il ne la voyait pas, ou si peu. L'ovale de son visage, les joyaux à ses mains féminines, le port de qui a toute l'aisance du monde... Il crut un instant être encore face à l'une de ces femmes mondaines et maniérées. Mais à bien la regarder, elle le scrutait aussi, et ce n'était pas là habitude de mijaurée.

La rougeur qui envahit finalement ses joues rappela au jeune Sìarr la Comtessa de Gevaudan, chez qui il était commun de voir ces taches rosées d'embarras. Moins commune, la reprise de contenance éclair de l'élégante importune sur le chemin du dehors. Cela arracha un sourire au Comte dont l'humeur était pourtant maussade. Cette femme était rompue aux exigences des convenances, cela allait sans dire.


-« Je ne pense pas vous connaître mais il ne me semble pas que vous soyez un familier des lieux... Cela nous fait déjà un point en commun et je puis vous dire que c'est là une qualité certaine. »

Elle ne devait pas être Provençale, ou bien amère dans son chauvinisme. Bien qu'acculé près du mur, le jeune homme recula assez pour incliner légèrement le buste, et river un instant le regard vers les riches escarpins de son 'importune'. Son visage encore jeune se fendit d'un rai de blancheur.

-« Cristòl de Sìarr, Coms de Lengadòc, mais surtout Bar de Sant-Felix et Chevalier de l'Hospital, et fort peu à l'aise entre quatre murs, surtout lorsque ceux-ci enserrent plus de Provençaux et de Bretons que jamais le Languedoc n'en vit.

Puis-je me permettre de demander à qui je dois présenter mes excuses pour le malheureux heurt que j'ai causé ? »


Sans réfléchir, il avait évincé le "nous" cérémoniel qu'il lui arrivait d'utiliser. Il était trop agacé, trop lui-même, et ne songeait plus à cette couronne qui lui pesait tant, moralement. Entre les traits presque sereins qu'il présentait, et l'agitation de son esprit...
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Richelieu1
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MessageSujet: Re: Banquet en l'honneur des deux ans d'Indépendance   Jeu 27 Nov 2008 - 3:00

Ludovi n'avait pas de problèmes cardiaques, pourtant il avait rarement vu la mort de si près. Son cœur battait la chamade.

Heureusement ça semblait passé. Il allait lui demander ce qu'il se passait lorsqu'elle lui dit :


J'ai vraiment honte, Comte. Vous ne pouviez pas me voir en plus grand état de faiblesse... S'il vous plaît, ne parlez pas de mon étrange mal. Mon fils et mon père ignorent tout. Personne ne sait, hormis mon fidèle majordome.

Euh. Si vous me disiez déjà de quoi il s'agit ? Avez vous consulté ? Je connais de très bon médecin provençaux !

Mais de grâce ne me refaites pas cela ! Cela est déja arrivé ? J'ai tout de suite pensé a un empoisonnement.

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